Gaza : un bain de sang

En réaction aux informations selon lesquelles des dizaines de Palestiniens ont été tués et des centaines blessés par l’armée israélienne lors des manifestations le 14 mai le long de la barrière qui sépare Gaza et Israël, Philip Luther, directeur des recherches et du plaidoyer pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, a déclaré :

« C’est un nouvel exemple du recours excessif à la force par l’armée israélienne et de l’utilisation de balles réelles d’une façon totalement déplorable. Il s’agit d’une violation des normes internationales, et dans certains cas il semble que nous soyons face à des homicides délibérés, qui constituent des crimes de guerre. »

« Les images de Gaza aujourd’hui sont très inquiétantes et, tandis que la violence continue d’échapper à tout contrôle, les autorités israéliennes doivent maîtriser l’armée afin de prévenir d’autres pertes en vies humaines et blessures graves.

« En avril, Amnesty International a demandé à la communauté internationale de cesser de livrer des armes et des équipements militaires à Israël. Le bilan des victimes qui ne cesse de s’alourdir met en lumière la nécessité d’instaurer sans attendre un embargo sur les armes.

« Si certains manifestants ont pu se livrer à des actes violents, cela ne peut en aucun cas justifier l’utilisation de balles réelles.

« Au titre du droit international, les armes à feu ne doivent être utilisées que pour défendre des tiers contre une menace imminente de mort ou de blessure grave. »

Les premiers rapports médicaux en provenance de Gaza indiquent que des dizaines de personnes ont été atteintes par des balles à la tête ou à la poitrine.

En avril, Amnesty International a mené des recherches dans la bande de Gaza qui ont montré que l’armée israélienne a tué et mutilé des manifestants qui ne représentaient pourtant pas de menace imminente pour les soldats.

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