Communiqué de presse

Haïti. Quatre ans après le séisme dévastateur, la situation des personnes déplacées reste désespérée

Quelques chiffres essentiels

Le séisme du 12 janvier 2010
• 200 000 morts.
• 2,3 millions de sans-abris.
• 105 000 habitations détruites ; 208 164 habitations gravement endommagées.
• 1 550 000 personnes déplacées et rassemblées dans 1 555 camps spontanés.
• 600 000 personnes ont quitté les zones touchées par le tremblement de terre pour s’installer dans d’autres régions du pays.

La population déplacée aujourd’hui
• 146 573 (environ 39 464 familles) vivent dans 271 camps (au 10 janvier 2013, chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations, OIM). Ce chiffre n’inclut pas les 52 926 personnes qui, selon les estimations, vivent dans les camps de Canaan (31 156), Jérusalem (21 745) et Onaville (11 477) [chiffres de l’OIM au 30 septembre 2013]. La plupart des habitants de ces camps sont des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays.

Les expulsions forcées
• 16 118 familles ont été expulsées de 178 camps (juillet 2010 - décembre 2013, chiffres de l’OIM).
• 4,45 % des ménages déplacés internes ont été expulsés ou 11,38 % des camps pour personnes déplacées ont été fermés à la suite d’une expulsion forcée (OIM, septembre 2013).
• Environ 78 000 personnes (environ 53 % du nombre total de personnes déplacées qui vivent actuellement dans les camps) sont toujours sous la menace d’une expulsion forcée (Bureau de la coordination des affaires humanitaires - OCHA, décembre 2013).

Les conditions de vie dans les camps

• 26 camps (8%) ont l’eau qui arrive sur leur site (OIM, octobre 2013).
• Seuls 54% des camps pour personnes déplacées (soit 166 sites) disposent de latrines. Le nombre moyen de personnes par latrine s’élève à 114 (OIM, octobre 2013).
• La défécation en plein air a été signalée dans 118 camps en septembre 2013 (Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement - DINEPA, septembre 2013).
• Seulement 11 camps disposent de services de gestion des déchets, ce qui couvre 4% de la population vivant dans des camps (OIM, octobre 2013).
• Seuls 4% des camps sont constitués d’abris provisoires (OIM, janvier 2014).
• 79 173 personnes dans 67 camps sont considérées comme habitant une zone à très fort risque d’inondation (OCHA, décembre 2013).

Relogement / Solutions de logement adoptées
• 113 595 ménages déplacés internes ont été relogés dans des abris provisoires (Hébergement d’urgence et Groupe de coordination et de gestion des camps, octobre 2013).
• 54 758 ménages ont été relogés grâce à des programmes de subvention à la location (Hébergement d’urgence et Groupe de coordination et de gestion des camps, octobre 2013).

Le choléra (l’épidémie s’est déclarée en octobre 2010)
• Au total, 696 922 cas présumés de choléra et 8 531 morts (au 4 janvier 2014, ministère haïtien de la Santé).
• 45 000 nouveaux cas sont attendus au cours de l’année 2014 (ministère haïtien de la Santé).

Les questions de logement avant le séisme
• 700 000 logements – nombre de logements manquants au niveau national à Haïti.
• 67 % de la population urbaine vivait dans des campements spontanés, qui ne couvraient que 22 % des terrains occupés (étude de 1997). La moitié des quartiers informels sont situés sur des pentes raides ou au pied de ravins. Ceux qui se trouvent en centre-ville et le long des côtes sont exposés aux inondations, car ils sont situés près des zones de captage. C’est dans ces quartiers précaires, où vit 80 % de la population urbaine, que la destruction causée par le séisme fut la plus étendue et la plus grave, aggravant la crise préexistante du logement.

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