Communiqué de presse

Hongrie. La police a séparé des enfants de leur famille

Au moins neuf personnes - parmi lesquelles quatre enfants, voire plus -, séparées de leur famille par des policiers hongrois lorsqu’elles sont entrées à Röszke par une brèche dans la barrière frontalière, doivent être immédiatement remises en liberté et réunies avec leurs proches, a déclaré Amnesty International mercredi 16 septembre. On ignore où elles se trouvent exactement, mais elles ont semble-t-il été emmenées dans un bâtiment de la police des frontières non loin de là.

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« Les familles veulent désespérément être réunies avec leurs enfants. Non seulement ceux-ci ont connu un périple traumatisant jusqu’à la frontière et fait l’expérience du recours à la force par la police, mais ils sont en outre désormais privés de la présence sécurisante de leurs parents. Les autorités hongroises doivent immédiatement remettre ces enfants à leurs parents », a déclaré Tirana Hassan, directrice du programme de réaction aux crises à Amnesty International, qui se trouve sur place.

Les faits ont eu lieu après que des réfugiés sont arrivés en nombre et ont ouvert une brèche dans la barrière frontalière. Au début, la police a réagi en utilisant du gaz poivre ; la panique s’est alors emparée des réfugiés. Des personnes ont fui la scène, tandis que des femmes et des enfants étaient à terre.

Des témoins ont dit à Amnesty International que la police hongroise a emmené une mère et son enfant. Le père d’un enfant de huit ans a déclaré à l’organisation :

« Ils ont pris mon fils alors que je lui tenais la main, et nous sommes séparés depuis lors. »

Amnesty International a vu la police hongroise s’approcher d’un autre père de deux enfants âgés de six et huit ans qui demandait de l’aide afin de retrouver ces derniers. Les policiers les ont bousculés lui et un membre du personnel du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, et les ont fait avancer en les poussant dans le dos avec leur matraque.

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