Hongrie, le rejet du référendum anti-LGBTI est un refus des politiques d’exclusion et de haine

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Amnesty réagit à la nouvelle selon laquelle le référendum anti-LGBTI organisé en Hongrie dimanche 3 avril a été invalidé.

« Le résultat de ce référendum a confirmé le fait que le peuple hongrois rejette la politique d’exclusion et de haine du Premier ministre Viktor Orban. Les inscrit·e·s ont invalidé le vote au référendum parce qu’ils ne soutiennent pas cette propagande hostile aux personnes LGBTI, qui rappelle les méthodes du président Poutine. La Loi relative à la propagande doit être immédiatement abrogée. »

Luca Dudits, membre de l’exécutif de la Háttér Society, a ajouté :

« Nous nous sommes mobilisés afin d’obtenir ce résultat parce que nous avons la conviction que tout le monde souhaite vivre dans une société sûre et équitable. S’il est important de célébrer cette victoire, il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Nous continuerons à nous battre pour une Hongrie où les droits humains sont exercés de manière égale par toutes les personnes », a déclaré Dávid Vig, directeur d’Amnesty International Hongrie.

Complément d’information

Le référendum organisé par le gouvernement a été invalidé car seuls 44 % des votant·e·s ont exprimé un vote valide (en choisissant Oui ou Non aux quatre questions posées), tandis que 20 % (près de 1,6 million de personnes) ont voté nul.

En juin 2021, la majorité gouvernementale a adopté une loi interdisant l’accès des mineur·e·s à tous les produits, publicités, contenus média, messages d’intérêt public et programmes scolaires faisant la « promotion » de l’homosexualité, des identités transgenres, ou de la réaffectation sexuelle. Cette loi rappelle la prétendue « Loi relative à la propagande » adoptée par la Russie en 2013.

Ce référendum est la réponse donnée par le gouvernement à l’ouverture, par la Commission européenne [1], d’une procédure d’infraction [2] contre la Hongrie en juillet 2021, en raison des dispositions discriminatoires de ce texte et de l’obligation de faire figurer un avertissement [3] dans un livre pour enfants abordant des thèmes LGBTIQ.

Il a été demandé à la population si elle soutient la tenue d’ateliers sur l’orientation sexuelle dans les écoles sans le consentement des parents, et si elle estime qu’il faut faire la promotion des procédures de changement de sexe parmi les mineur·e·s. Elle a aussi dû répondre à la question de savoir si des contenus médias susceptibles d’influer sur l’orientation sexuelle des mineur·e·s devraient leur être montrés sans restriction.

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