Communiqué de presse

Inde. Condamnation ferme des homicides de civils perpétrés dans l’Assam. Les responsables doivent être traduits en justice.

La série d’attaques contre des civils non armés dans l’État d’Assam, dont la responsabilité est attribuée à des groupes armés et qui ont fait au moins 50 morts et plusieurs blessés graves, témoigne d’un immense mépris pour la vie humaine et doit être condamnée avec la plus grande fermeté. Les autorités doivent renforcer les mesures de sécurité pour protéger les civils et déférer les auteurs présumés de ces actes à la justice.

La police de l’Assam a déclaré que les meurtres avaient commencé dans le district de Sonitpur, dans le nord de l’Assam, où 23 personnes au moins ont été tuées le 23 décembre. Plusieurs autres personnes ont en outre été tuées ou blessées dans le district de Kokrajhar. Les autorités attribuent ces attaques à des membres de la branche de Songbijit du Front démocratique national du Bodoland (NDFB-S).

Les hommes, les femmes et les enfants qui ont trouvé la mort ou ont été blessés dans ces attaques étaient pour la plupart des adivasis (aborigènes), qui travaillent traditionnellement dans les plantations de thé locales.

La région a été le théâtre dans le passé d’un certain nombre de violences. En juillet 2012, des affrontements ont éclaté entre musulmans et membres de l’ethnie bodo, faisant plus de 75 morts et contraignant des milliers de personnes à quitter leur foyer. En mai 2014, 27 civils au moins ont été tués dans les districts de Kokrajhar et de Baksa lors d’attaques attribuées par les autorités au NDFB-S.

Le droit de vivre à l’abri de la violence et de la discrimination est un droit fondamental reconnu à chaque être humain. Les autorités de l’Assam doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits de tous les groupes de la société, et traduire en justice les auteurs présumés des attaques.

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