Communiqué de presse

Inde. Une reprise des exécutions porterait un coup aux droits humains

La décision de la présidente indienne d’approuver les premières exécutions dans le pays depuis 2004 serait un coup porté aux droits humains, a déclaré Amnesty International vendredi 27 mai.

Selon les médias indiens, la présidente Pratibha Patil a approuvé les recommandations du ministère de l’Intérieur concernant le rejet des recours en grâce présentés par Devinder Pal Singh Bhullar et Mahendra Nath Das, tous deux condamnés à mort.

« Les informations selon lesquelles l’Inde s’apprête à mettre à mort deux hommes, après une interruption prometteuse de sept ans, sont extrêmement décevantes. Cela représenterait un recul pour les droits fondamentaux dans le pays, a déclaré Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

« Si l’Inde remet la peine de mort au goût du jour, elle se placera à contre-courant de la tendance internationale qui est à l’abandon de ce châtiment. Le nombre d’exécutions dans le monde continue d’ailleurs de baisser. »

Devinder Pal Singh Bhullar a été condamné à mort en 2001 pour avoir fomenté un attentat terroriste qui a tué neuf personnes à New Delhi en 1993. Mahendra Nath Das a été condamné en 1997 pour avoir commis un meurtre à Guwahati, dans l’État de l’Assam, en 1996.

Bien que l’Inde ait voté contre les résolutions en faveur d’un moratoire sur le recours à la peine de mort, adoptées par l’Assemblée générale des Nations unies en 2007, 2008 et 2010, la présidente Pratibha Patil a commué les sentences capitales prononcées contre 20 prisonniers depuis novembre 2009.

La dernière exécution en Inde remonte au mois d’août 2004. Il s’agissait de Dhananjoy Chatterjee, exécuté à Kolkata.

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