INGOUCHIE : Les fermetures de camps ne doivent pas avoir pour conséquence des retours involontaires

Index AI : EUR 46/094/2003
ÉFAI

Vendredi 5 décembre 2003

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les autorités russes ont annoncé une nouvelle fermeture de camp accueillant
des Tchétchènes déplacés en Ingouchie. Amnesty International s’inquiète du
fait que la fermeture du camp de tentes d’Alina - le troisième à fermer
depuis le début de l’année - risque de provoquer le retour involontaire en
République tchétchène de nombreuses personnes déplacées, sans garantie
aucune pour leur sécurité ou leur bien-être. Selon certaines informations
crédibles reçues par Amnesty International, les personnes déplacées rentrées
en Tchétchénie après la fermeture d’autres camps ont été victimes d’actes de
harcèlement et d’intimidation.

Selon le HCR, cent trois familles du camp souhaitent être transférées dans
un autre camp en Ingouchie, tandis que soixante-douze familles pensent
retourner en République tchétchène. Amnesty International demande aux
autorités russes de veiller à ce qu’aucune des personnes déplacées ne soit
contrainte de retourner vivre dans un environnement encore peu sûr.
L’organisation demande également instamment aux autorités de fournir la
garantie d’un hébergement convenable, de la mise en place des
infrastructures nécessaires en termes d’installations et de services de base
et la régularisation de leur situation aux familles qui auront choisi de
retourner en Tchétchénie ainsi qu’à celles qui resteront en Ingouchie.

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