Interdiction de manifester confirmée par la Haute Cour

En réaction à la décision rendue mardi 4 octobre par la Haute Cour du Zimbabwe qui confirme l’interdiction de manifester imposée par la police pour une durée de 30 jours dans la capitale Harare, Muleya Mwananyanda, directrice adjointe du programme Afrique australe d’Amnesty International, a déclaré :

« La décision doit être annulée et l’interdiction levée, car c’est une atteinte au droit fondamental à la liberté de réunion. La police ne doit pas recevoir carte blanche pour imposer une interdiction générale des manifestations, ce droit étant protégé par la Constitution du Zimbabwe, et par les engagements internationaux du pays en matière de droits humains. Au lieu de rendre les rassemblements pacifiques illégaux, le gouvernement ferait mieux de garantir la sécurité des personnes qui choisissent d’exercer pacifiquement leur droit de manifester. »

Complément d’information

La décision prise mardi 4 octobre par le juge George Chiweshe invalidait une précédente décision de justice qui avait déclaré cette interdiction inconstitutionnelle.

La police a annoncé qu’aucune manifestation ne serait autorisée à Harare pendant 30 jours, entre le 16 septembre et le 15 octobre, une décision prise selon elle pour préserver la paix.

Par le passé, d’autres décisions de justice avaient déjà autorisé les manifestations pacifiques.

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