IRAK : Les bombes tuent aussi les enfants

Index AI :MDE 14/015/2004

ÉFAI

Mercredi 21 avril 2004

FLASH

Amnesty International condamne avec la plus grande vigueur les attentats qui, ce matin à Bassorah, ont coûté la vie à au moins 58 personnes, dont un grand nombre d’enfants.

« Les attaques menées sans discrimination ont des effets dévastateurs et témoignent d’un mépris total du plus fondamental des droits humains : le droit à la vie. C’est la tragique réalité à laquelle doivent désormais faire face les parents des enfants qui ont été tués ou blessés dans une explosion alors qu’ils se rendaient à l’école », a déclaré Amnesty International.

À une heure de grande affluence ce mercredi matin, plusieurs bombes ont explosé simultanément dans trois postes de police de Bassorah et dans une école de police de Zoubeïr. Dans le centre de Bassorah, deux bus scolaires passaient à proximité des lieux où ont eu lieu les explosions.

« Les responsables présumés doivent être traduits en justice conformément au droit international, a déclaré Amnesty International. Il faut mettre un terme au climat d’impunité, faute de quoi le cycle de la violence ne s’interrompra jamais ».

L’organisation de défense des droits humains est profondément préoccupée par le nombre croissant de victimes civiles recensées en Irak. L’absence de sécurité entrave au quotidien les faits et gestes d’hommes, de femmes et d’enfants, de même qu’elle porte atteinte à leurs droits les plus fondamentaux. Vingt-deux prisonniers sont morts mardi dans une attaque au mortier perpétrée contre la prison d’Abou Ghraib, à l’ouest de Bagdad. Depuis le début du siège de Fallouja, on a recensé plus de 600 victimes, parmi lesquelles se trouvaient un grand nombre de femmes et d’enfants. Amnesty International craint que si des mesures de protection ne sont pas prises, la population civile de Fallouja se trouve une fois encore prise au piège des combats et doive faire face à une crise humanitaire.

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