Iran. Le gouvernement doit stopper l’exécution de 14 hommes

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ÉFAI-
13 juillet 2009

Amnesty International demande instamment au gouvernement iranien de stopper les exécutions publiques, programmées pour le mardi 14 juillet, de 14 membres présumés du Mouvement iranien de résistance des peuples, également connu sous le nom de Soldats de Dieu (Jondallah), un groupe d’opposition armé baloutche.

« Ces 14 hommes n’ont pas bénéficié d’un procès équitable, il ne faut pas procéder aux exécutions, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. Les autorités iraniennes doivent se conformer à leurs obligations internationales de respect des droits humains et garantie d’équité des procès, d’autant plus essentiels lorsqu’il s’agit d’affaires passibles de la peine capitale. »

Les 14 condamnés, parmi lesquels Abdolhamid Rigi, frère du chef des Soldats de Dieu, doivent être pendus le 14 juillet au matin dans la ville de Zahedan, dans le sud-est de l’Iran. Ils ont été condamnés pour moharebeh - inimitié à l’égard de Dieu ; ils sont accusés d’avoir pris part à des attaques armées contre des représentants de l’État et des civils, ainsi que de plusieurs autres infractions. Les « aveux » d’Abdolhamid Rigi ont récemment été diffusés à la télévision, avant même qu’il soit jugé, après son rapatriement forcé du Pakistan vers l’Iran à la mi-2008.

Les Soldats de Dieu ont mené de nombreuses attaques contre les forces iraniennes gouvernementales dans la province du Sistan-Baloutchistan, tuant les représentants de l’État qu’ils avaient fait prisonniers. Récemment, les Soldats de Dieu ont revendiqué la responsabilité de l’attentat-suicide contre une mosquée à Zahedan, au cours duquel 25 fidèles ont été tués. Amnesty International a toujours condamné ce type de violences. Tous ou presque, parmi ceux qui doivent être exécutés demain 14 juillet, auraient été arrêtés avant l’attaque contre la mosquée.

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