Israël et territoires palestiniens occupés. Une enquête doit être menée très rapidement sur le bombardement par Israël de bâtiments de l’ONU à Gaza

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Amnesty International demande qu’une enquête indépendante soit menée dans les plus brefs délais sur l’attaque par l’artillerie israélienne ce matin, dans la ville de Gaza, d’un complexe des Nations unies. Cette opération a désorganisé la distribution de l’aide humanitaire aux civils en détresse de Gaza et fait trois blessés parmi les employés des Nations unies.

Selon l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), des obus – qui contenaient vraisemblablement du phosphore blanc – ont frappé le siège de l’UNRWA à Gaza, blessant trois personnes et incendiant un bâtiment qui contenait du matériel destiné à l’aide humanitaire d’urgence. L’UNRWA a déclaré avoir demandé à maintes reprises à l’armée israélienne de ne pas lancer de tirs d’artillerie à proximité de ce complexe.


« Cette attaque contre l’UNRWA, qui semble avoir visé un complexe humanitaire clairement identifié, met en lumière la nécessité de mener une enquête impartiale et approfondie sur une série d’opérations au cours desquelles des civils ont été tués ou blessés, et des constructions et infrastructures civiles ont été détruites,
a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

Amnesty International est extrêmement préoccupée par l’utilisation par Israël de munitions contenant apparemment du phosphore blanc, substance qui cause de graves brûlures lorsqu’elle entre en contact avec la peau. Bien qu’il ne soit pas interdit par le droit international, le phosphore blanc est une arme incendiaire qui ne devrait jamais être utilisée dans des zones où la population civile est dense, en raison de ses effets dévastateurs. »

Selon les responsables des Nations unies, 700 personnes au moins sont toujours dans le complexe, où elles ont cherché refuge pendant que les combats continuent. L’UNRWA précise que l’attaque a empêché ses camions de partir du complexe pour distribuer le ravitaillement alimentaire et les fournitures médicales attendus de toute urgence.

« Le droit international interdit sans équivoque les attaques contre le personnel, les installations, le matériel, les unités ou les véhicules participant à une mission d’assistance humanitaire, a souligné Malcolm Smart. Les attaques délibérées contre des établissements ou du personnel dispensant une aide humanitaire peuvent constituer un crime de guerre. »

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