Israel/Liban : Une enquête doit être menée.

Conseil « Affaires générales et relations extérieures » (GAERC). Une mise au point est nécessaire, les atteintes aux droits humains perpétrées par les deux parties doivent faire l’objet d’enquêtes

Communiqué de presse du Bureau européen d’Amnesty

MDE 02/027/2006

Conseil « Affaires générales et relations extérieures » (GAERC). Une mise au point est nécessaire, les atteintes aux droits humains perpétrées par les deux parties doivent faire l’objet d’enquêtes

(Bruxelles, le 14 septembre2006) Parallèlement à la publication d’un rapport présentant de nombreuses preuves d’attaques perpétrées par le Hezbollah dans le nord d’Israël, Amnesty International appelle une nouvelle fois les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à ouvrir une enquête approfondie, indépendante et impartiale sur les violations du droit international humanitaire commises par les deux parties au conflit.

Amnesty International regrette que seules les violations perpétrées par Israël n’aient été visées par
la résolution adoptée en août par le Conseil des droits humainsdes Nations unies relative à l’ouverture d’une enquête, sans que les violations commises par le Hezbollah ne soient abordées.

Le rapport rendu public ce jeudi 14 septembre Israel/Lebanon : Civilians under fire – Hizbullah’s attacks on northern Israel conclut que les attaques à la roquette du Hezbollah contre des personnes et des biens civils constituent des crimes de guerre au regard du droit international. Ce rapport complète les observations précédentes de l’organisation sur les violations commises par Israël.

« Si l’Union européenne veut jouer un rôle significatif et constructif dans ce processus, elle doit faire pression pour que soit menée une véritable enquête, objective et portant sur les deux parties au conflit », a déclaré Dick Oosting, directeur du Bureau européen d’Amnesty International.

Dans une lettre adressée aux ministres des Affaires étrangères, Amnesty International demande une nouvelle fois instamment à l’Union européenne de lancer un appel en faveur de :
  l’ouverture d’une enquête approfondie et impartiale sur les violations commises par les deux parties ;
  la mise en place, par le secrétaire général des Nations unies, d’un groupe d’experts indépendants pour mener à bien cette enquête ;
  la publication des conclusions de cette enquête, ainsi que des recommandations visant à empêcher de nouvelles violations.

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