Israël/TPO. La Cour pénale internationale doit jouer son rôle

Le projet de résolution présenté par la Nouvelle-Zélande au Conseil de sécurité des Nations unies en vue de relancer les négociations israélo-palestiniennes prévoit d’écarter la Cour pénale internationale, ce qui n’est pas judicieux, a déclaré Amnesty International mardi 10 novembre 2015.

Ce projet de résolution demande à Israël et à la Palestine de « s’abstenir de saisir la Cour pénale internationale sur une situation concernant Israël ou les territoires palestiniens occupés ».

« Il n’y a pas de paix durable sans justice. Le fort sentiment d’injustice ressenti par les deux parties joue un rôle clé dans la perpétuation du cycle de la violence. Le projet présenté par la Nouvelle-Zélande priverait des milliers de victimes palestiniennes et israéliennes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité de leur seule chance de se faire entendre devant les tribunaux », a déclaré Jonathan O’Donohue, conseiller juridique du Programme de justice internationale d’Amnesty International.

Dans une lettre adressée au ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Murray McCully, Amnesty International recommande de retirer de la résolution le paragraphe qui demande à la Palestine et à Israël de ne pas soumettre de cas à la Cour pénale internationale (CPI). Elle salue la volonté du gouvernement d’impliquer le Conseil de sécurité sur les questions israélo-palestiniennes en lien avec les droits humains, tout en soulignant que le projet menace d’aggraver l’impunité et, au bout du compte, de saper les efforts visant à établir une paix durable.

« La Nouvelle-Zélande est l’un des soutiens majeurs de la CPI. Cependant, si elle poursuit sur cette voie, elle compromettra le leadership dont elle fait preuve en matière de justice internationale. Les Israéliens, les Palestiniens et le monde dans son ensemble ont besoin de savoir que justice est rendue pour les violations des droits humains commises », a déclaré Jonathan O’Donohue.

Amnesty International a recensé des crimes relevant du droit international commis par les deux camps lors des conflits successifs, et dénoncé le fait que les autorités israéliennes et palestiniennes n’enquêtent pas dûment sur ces crimes.

Photo : © SAID KHATIB/AFP/Getty Images

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