Communiqué de presse

Italie. Beaucoup d’enfants parmi les dizaines de personnes qui se retrouvent sans abri après une expulsion forcée à Rome

L’évacuation forcée mercredi 9 juillet au matin de 39 personnes – dont 11 jeunes enfants, y compris des nourrissons – qui vivaient dans un campement rom de la banlieue de la capitale italienne est une violation flagrante du droit international relatif aux droits humains et des normes en la matière, a déclaré Amnesty International. L’opération laisse de nombreuses familles à la rue, a dénoncé l’organisation de défense des droits humains.

Vers 7h30, la police locale et les autorités municipales sont intervenues dans le campement de tentes et de cabanes de fortune du parc de Val D’ala, dans la banlieue nord-est de Rome. Des bulldozers ont rasé le campement sans attendre, laissant les dizaines de Roms de Roumanie qui vivaient là sans endroit où aller.

« La démolition du campement de Val D’ala est une expulsion choquante menée en violation des normes internationales relatives aux droits humains », a déclaré Matteo de Bellis, chargé de campagne sur l’Italie à Amnesty International, qui accompagne actuellement les personnes évacuées dans leurs démarches auprès des autorités municipales.

« Les personnes expulsées, qui se retrouvent sans toit et dans la misère, n’ont pas été officiellement consultées au préalable, ni informées d’une prochaine évacuation. Aucune solution de relogement digne de ce nom ne leur a été proposée. »

L’unique mention d’une possibilité de relogement a été la proposition des autorités municipales d’héberger les femmes et les enfants dans un foyer des environs – lequel, croit savoir Amnesty International, est déjà complet.
Sollicitées avec insistance par Amnesty International, les autorités locales n’ont pu produire aucune justification officielle à l’appui de l’opération d’évacuation. Elles ont tenté de justifier cette expulsion en invoquant des motifs liés à l’environnement et à des préoccupations pour la population locale.

« Les autorités locales se contentent de botter en touche, a poursuivi Matteo de Bellis. Nous sommes déterminés et, aux côtés des personnes expulsées et des ONG locales, lutterons jusqu’à ce que les autorités locales apportent de véritables réponses et relogent les familles qu’elles ont jetées à la rue. Il faut des solutions durables pour éviter de nouvelles évacuations de ce type. »

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