Jamaïque : Amnesty dévoile une œuvre murale à la mémoire des personnes tuées par la police

Le vendredi 24 août, à 13 heures, Amnesty International dévoilera à Kingston une œuvre murale réalisée par l’artiste de rue Matthew McCarthy pour célébrer les femmes jamaïcaines qui luttent afin d’obtenir justice pour leurs proches qui auraient été tués par des policiers.

Avec le soutien de l’ONG locale Jamaicans For Justice et d’une association d’aide aux familles regroupant des femmes qui ont perdu des proches tués par la police, Amnesty International a commandé une œuvre murale dans le cadre de sa campagne Brave Walls, pour laquelle elle collabore avec des artistes de rue du monde entier. Cette campagne vise à attirer l’attention sur l’action fondamentale des défenseurs des droits humains.

Le travail sur cette œuvre a commencé cette semaine et il se terminera, avec l’aide de jeunes de la ville, lors d’un événement associatif « Rentrée des classes » qui a pour objectif de donner à la jeunesse les moyens de poursuivre des études, et de l’encourager à devenir la prochaine génération de défenseurs des droits humains. Cet événement comprendra des interventions de conférenciers invités, des ateliers d’aide juridique, des animations, des stands d’information tenus par Amnesty International et d’autres ONG, et des dons de fournitures scolaires.

« En Jamaïque, les femmes, en particulier les femmes pauvres, n’obtiennent pas justice quand leurs enfants sont tués par des policiers. Des centaines de parents traversent la même épreuve, mais ils n’obtiennent toujours pas d’aide, il n’y a toujours pas de justice. Il ne se passe pas un jour sans que nous ressentions douloureusement l’absence de ceux que nous avons perdus, a déclaré Claudette Johnson, membre de l’association d’aide aux familles.

Des membres de l’association d’aide aux familles seront présents pour parler avec les médias à côté de l’œuvre murale et sur les stands des ONG. L’artiste Matthew McCarthy et des porte-parole d’Amnesty International et de Jamaicans For Justice seront également disponibles pour des entretiens.

Le lieu : Orange Villa, 184 Orange Street, Kingston
Le jour et l’heure : le 24 août 2018 à 13 heures
 

Informations complémentaires

En 2017, des membres des forces de l’ordre jamaïcaines ont tué 168 personnes, soit en moyenne trois personnes par semaine, dans un pays qui compte 2,8 millions d’habitants. Au cours de la dernière décennie, quelques policiers seulement ont été inculpés pour de tels homicides.

La lenteur du système judiciaire retarde l’accès à la justice, et les manœuvres d’intimidation et de harcèlement utilisées par la police pour faire taire les familles des victimes constituent une autre entrave à l’exercice de la justice, comme l’explique Amnesty International dans son rapport de 2016 intitulé Waiting in Vain, Jamaica : Unlawful Police Killings and Relatives’ Long Struggle for Justice.

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