Japon. Les écologistes arrêtés doivent être traités dans le respect du droit international


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI

Amnesty International a fait part au Premier ministre japonais de sa vive préoccupation au sujet de l’arrestation des militants écologistes Junichi Sato et Toru Suzuki, qui ont été inculpés de vol et d’atteinte aux biens d’autrui.

« Ces personnes doivent être autorisées à remettre en cause leur détention devant un tribunal indépendant et impartial, dans le cadre d’une procédure conforme aux normes internationales d’équité », a déclaré Amnesty International.
« Leur droit à ne pas être privés arbitrairement de leur liberté doit être pleinement respecté, conformément aux dispositions des traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Japon est un État partie.
« Nous demandons également qu’une enquête indépendante, impartiale et exhaustive soit menée sur leur arrestation et que les résultats de ces investigations soient rendus publics. »

Soupçonnés d’atteintes aux biens d’autrui et de vol, Junichi Sato et Toru Suzuki ont été arrêtés le 20 juin et détenus pendant treize jours sur décision d’un procureur japonais. Leur détention sans inculpation ni jugement a ensuite été prolongée de dix jours. Le 11 juillet, date d’expiration de la durée légale de leur détention provisoire, ils ont été inculpés de vol et d’atteintes aux biens d’autrui.

Junichi Sato et Toru Suzuki collaborent pleinement avec la police et le ministère public. Ils ont fourni des dépositions écrites au procureur et ont transmis de leur propre initiative des éléments de preuve. Le but de leur action n’était pas de s’enrichir illégalement mais d’alerter le public, en collaboration avec une organisation de renommée internationale, sur certains aspects du programme baleinier du gouvernement japonais dans l’Antarctique.

« Nous craignons que leur arrestation, les charges retenues contre eux et les raids de la police dans les bureaux de Greenpeace et au domicile de cinq membres de son personnel n’aient eu pour objectif d’intimider les militants et les organisations non gouvernementales.
« Nous demandons au Premier ministre japonais de faire savoir clairement aux défenseurs des droits humains, aux militants écologistes comme Junichi Sato et Toru Suzuki et aux organisations telles que Greenpeace, que l’État, et en particulier la justice, respectera leur droit à mener des activités pacifiques sans être intimidés ni harcelés. »

FIN/

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