Communiqué de presse

Journée mondiale de la liberté de la presse. Le Myanmar doit libérer six journalistes arrêtés cette année

Au moins six professionnels des médias ont été arrêtés depuis le début de l’année 2014, alors que les autorités du Myanmar intensifient une répression déjà inquiétante de la liberté d’expression et enferment de nouveaux prisonniers d’opinion, a déclaré Amnesty International à l’approche de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai.

« La répression qui frappe les médias libres au Myanmar est une tentative très préoccupante visant à faire taire les opinions dissidentes. Elle jette le doute sur les promesses du gouvernement allant dans le sens d’un meilleur respect des droits humains, a déclaré Rupert Abbott, directeur adjoint du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

« Nous constatons une persistance de la pratique consistant à arrêter et placer en détention des défenseurs des droits humains et des militants politiques non violents, caractéristique du précédent gouvernement militaire du pays.

« Le Myanmar doit immédiatement libérer sans condition tous les prisonniers d’opinion, notamment les six journalistes arrêtés cette année. Les autorités doivent supprimer ou modifier les lois draconiennes qui restreignent la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. »

Dans une déclaration publiée vendredi 2 mai, intitulée Myanmar : Jailing of new prisoners of conscience casts doubt on reform process, Amnesty International présente les cas des six professionnels des médias arrêtés en 2014 – Zaw Pe, un journaliste travaillant pour l’organisation Democratic Voice of Burma (DVB), qui a été condamné à un an de prison après avoir enquêté sur la corruption dans la région de Magway (Magwe), et quatre journalistes et le directeur général du journal myanmar Unity, qui ont été placés en détention pour un article évoquant une usine présumée d’armes chimiques, également dans la région de Magway.

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