Kenya - Les violences meurtrières se poursuivent

Des informations récentes en provenance du Kenya indiquent qu’environ 70 personnes ont été tuées dans des homicides à caractère ethnique depuis jeudi. Dix d’entre elles ont trouvé la mort hier dans la ville de Naivasha, à l’ouest de Nairobi – six ont été brûlées vives, les quatre autres ont été tuées à l’arme blanche.

Les attaques se sont produites lorsque des membres armés de l’ethnie kikuyu s’en sont pris à des personnes appartenant aux ethnies luo et kalenjin, considérées avoir soutenu le candidat de l’opposition lors de l’élection présidentielle. Une soixantaine d’autres personnes ont été tuées lors de violences similaires dans la ville de Nakuru, capitale de la province de la Vallée du Rift.

Les dernières agressions semblent avoir constitué des représailles contre les sympathisants présumés du candidat de l’opposition, après que de précédentes attaques eurent visé des sympathisants présumés du chef de l’État.

Vendredi, Amnesty International a appelé le gouvernement kenyan à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour protéger les habitants contre les atteintes aux droits humains résultant des violences politiques et ethniques.

« Le gouvernement a l’obligation de protéger ses citoyens contre les attaques à caractère politique et ethnique mais il doit le faire en ayant recours à la force uniquement lorsque cela est nécessaire, et d’une manière proportionnelle à la gravité de la menace », a déclaré Erwin van der Borght, directeur du programme Afrique d’Amnesty International.

Selon les chiffres fournis par les autorités, environ 680 personnes ont été tuées depuis le 30 décembre à la suite de l’élection présidentielle contestée. D’autres sources indiquent que le nombre de victimes pourrait être encore plus élevé.

Parmi les victimes figurent des dizaines de personnes abattues par les policiers qui avaient été déployés pour contenir la violence ou disperser les rassemblements massifs organisés par l’opposition pour protester contre les résultats de l’élection.

Les Nations unies estiment que les violences ont provoqué le déplacement de plus de 255 000 personnes à l’intérieur du pays et que plus de 6 000 autres sont allées se réfugier en Ouganda.

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