Communiqué de presse

Koweït. Condamnations à mort prononcées dans l’affaire de l’attentat contre une mosquée

Les sept condamnations à la peine de mort prononcées mardi 15 septembre par un tribunal de la ville de Koweït constituent une réaction malavisée à l’attentat à l’explosif contre la mosquée Imam Al Sadek perpétré en juin de cette année et elles doivent être annulées, a déclaré Amnesty International.

Le groupe armé qui se fait appeler État islamique a revendiqué l’attentat contre la mosquée chiite. Cet attentat-suicide qui a été perpétré par un Saoudien lors de la grande prière du vendredi a tué 26 autres personnes et en a blessé 227. Il s’agit du pire acte de violence commis au Koweït depuis l’invasion du pays par l’Irak en 1991.

Les autorités koweïtiennes ont annoncé avoir arrêté début août 29 personnes impliquées dans cet attentat.

« Ces condamnations à mort sont une réaction malavisée face à ce qui a été un acte criminel haineux et cruel », a déclaré James Lynch, directeur par intérim du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« La peine capitale ne permet pas de lutter contre le terrorisme, et ces condamnations ne contribuent pas à la mise en place d’une culture de l’état de droit et de la tolérance dont le Koweït a besoin maintenant plus que jamais. Ces condamnations doivent être annulées. »

Les condamnations à la peine capitale peuvent faire l’objet d’un recours au Koweït. Cinq des sept accusés condamnés à mort ont été condamnés par contumace. Selon l’agence de presse koweïtienne officielle, huit autres accusés ont été condamnés à des peines allant de deux à 15 ans d’emprisonnement, et 14 autres ont été acquittés.

Complément d’information

Après l’attentat perpétré contre la mosquée le 26 juin, Amnesty International a demandé au Koweït de réagir face à cette atrocité dans le respect du cadre de la loi et de ses obligations internationales relatives aux droits humains. L’organisation a demandé qu’une enquête exhaustive, efficace et transparente soit menée conformément aux normes internationales, et qu’elle donne lieu à des procès équitables excluant le recours à la peine de mort.

Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances et sans aucune exception, indépendamment de la nature et des circonstances de l’infraction commise, de la situation du condamné, de sa culpabilité ou de son innocence, ou encore de la méthode utilisée par l’État pour procéder à l’exécution.

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