Communiqué de presse

L’Éthiopie, la Tanzanie et la Zambie doivent conduire George W. Bush devant la justice

Amnesty International engage les gouvernements de l’Éthiopie, de la Tanzanie et de la Zambie à arrêter l’ancien président américain George W. Bush, lors de sa visite prévue dans la région du 1er au 5 décembre 2011, pour des crimes de droit international.

L’organisation considère qu’il existe suffisamment d’éléments rendus publics, émanant des autorités américaines et de George W. Bush lui-même, pour que l’Éthiopie, la Tanzanie et la Zambie soient tenues d’enquêter sur son implication et sa responsabilité présumées dans des actes de torture et de l’empêcher de quitter leur territoire pendant la durée de l’enquête.

« Tous les pays dans lesquels George W. Bush se rend ont l’obligation de le conduire devant la justice pour le rôle qu’il a joué dans des actes de torture », a souligné Matt Pollard, conseiller juridique en chef d’Amnesty International.

Amnesty International reconnaît qu’il est très important de sensibiliser la population aux cancers du sein et du col de l’utérus en Afrique – l’objectif déclaré de cette visite – mais cela n’atténue en rien les dommages causés à la lutte contre la torture en permettant à quelqu’un qui a admis avoir autorisé le recours au waterboarding (simulacre de noyade) de voyager sans subir les conséquences prévues par la loi.

« Le droit international exige qu’il n’y ait pas de refuge pour les responsables de torture ; l’Éthiopie, la Tanzanie et la Zambie doivent saisir cette occasion de respecter leurs obligations et de mettre fin à l’impunité dont George W. Bush a bénéficié jusqu’à présent », a ajouté Matt Pollard.

Amnesty International a écrit aux ministres de la Justice de chacun des pays concernés pour leur rappeler leurs obligations au regard du droit international, en leur fournissant des informations montrant qu’il est nécessaire d’enquêter sur George W. Bush.

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