La Belgique à l’épreuve de son premier « Examen périodique universel » devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies

Communiqué de presse

Bruxelles, le 29 avril 2011

Ce 2 mai 2011, la Belgique sera à l’honneur auprès des Nations Unies. Elle se soumettra effectivement à son premier « Examen périodique universel » (EPU) devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, prévu une fois toutes les quatre années. Depuis 2006, la situation des droits humains de chacun des Etats membres de l’ONU est passée en revu de façon systématique. La Belgique est l’un des derniers pays à se soumettre à l’EPU.

Lors de cette épreuve, les Etats sont jugés par leurs pairs, soit les autres Etats membres. Les ONG et autres experts ne sont pas entendus lors de la session. Ceux-ci sont toutefois étroitement impliqués dans la réalisation du rapport rédigé par l’Etat soumis à l’examen, élément important lors de l’EPU, mais aussi invités à apporter une contribution limitée auprès des Nations Unies.

C’est ainsi qu’Amnesty International a fait part de ses recommandations et de ses préoccupations dans un bref rapport. Pour l’organisation, la Belgique doit profiter de l’occasion pour relever le défi de devenir un réel modèle en matière de droits humains.

Amnesty International souligne d’une part le caractère problématique de la politique migratoire en Belgique. Le pays manque de solutions permanentes. Ensuite, la surpopulation carcérale, ainsi que les fréquentes grèves du personnel pénitentiaire en Belgique, constituent d’autres préoccupations pour l’organisation. Toute personne privée de liberté devrait vivre dans la dignité. Ce n’est pourtant pas le cas actuellement. Le gouvernement doit veiller à ce que les grèves du personnel ne compromettent pas les droits fondamentaux des personnes détenues.

Amnesty International souligne par ailleurs un certain nombre de problèmes institutionnels. Il est par exemple paradoxal de voir la Belgique exhorter d’autres pays à établir une institution nationale consacrée aux droits humains, alors qu’elle-même n’y parvient pas.

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