La fermeture du camp de Dadaab reportée

Réagissant à l’annonce par le ministre kenyan de l’Intérieur, Joseph Nkaissery, du report de six mois de la fermeture du camp de réfugiés de Dadaab, Muthoni Wanyeki, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et les Grands Lacs, a déclaré :

« Nous accueillons avec satisfaction l’engagement pris par le ministre de procéder aux renvois des personnes de façon humaine et digne, mais cette annonce ne marque pas un changement de politique. Des milliers de réfugiés risquent toujours d’être renvoyés de force dans des pays déchirés par la guerre, où ils peuvent être tués ou blessés à cause de la poursuite du conflit.

« Le gouvernement kenyan doit cesser de vouloir absolument renvoyer les réfugiés dans leur pays contre leur gré, en violation du droit international ; il doit au contraire, avec le soutien des donateurs, mettre en place des solutions à long terme, notamment en intégrant les réfugiés dans les communautés locales. La communauté internationale doit en outre prendre sa part de responsabilité en fournissant un plus grand nombre de places de réinstallation pour les réfugiés les plus vulnérables. »

Cette annonce a été faite un jour après le lancement par Amnesty International d’un rapport montrant, preuves à l’appui, que des réfugiés sont contraints à quitter ce camp qui est le plus grand camp de réfugiés du monde.

Complément d’information

Plus de 500 000 réfugiés vivent au Kenya. Au moins 330 000 d’entre eux sont somaliens, et parmi eux 260 000 se trouvent dans le camp de réfugiés de Dadaab.

La Somalie est déchirée par un conflit depuis plus de deux décennies. Les combats entre les forces gouvernementales, soutenues par les soldats de l’Union africaine, et les militants d’Al Shabaab ont donné lieu à des violations graves des droits fondamentaux et détruit des services et infrastructures de base.

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