La proposition d’alourdir les peines de prison pour les femmes accusées d’avoir avorté est scandaleuse

Au Salvador, la proposition d’un groupe de parlementaires du parti de l’opposition ARENA (Alliance républicaine nationaliste) d’allonger jusqu’à 50 ans les peines de prison pour les femmes accusées d’avoir avorté est scandaleuse, irresponsable et contraire aux normes relatives aux droits humains, a déclaré Amnesty International.

« Les parlementaires au Salvador jouent un jeu très dangereux avec la vie de millions de femmes. Interdire en toutes circonstances des avortements susceptibles de sauver des vies est affreux, mais proposer des peines de prison plus lourdes pour les femmes qui veulent interrompre leur grossesse ou pour ceux qui les aident est tout simplement abject, a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques à Amnesty International.

« Au lieu de continuer à criminaliser les femmes, les autorités du Salvador doivent abroger définitivement la loi anti-avortement d’un autre âge. »

Depuis une modification du Code pénal en 1998, l’avortement au Salvador est illégal en toutes circonstances – même lorsque la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste, ou lorsque la vie de la femme est en danger. Le Code pénal prévoit actuellement une peine de prison comprise entre deux et huit ans. Cette modification a débouché sur des poursuites injustifiées et un détournement de la loi pénale, qui fait que les femmes sont immédiatement présumées coupables. Celles qui disposent de faibles ressources économiques sont particulièrement touchées par cette interdiction.

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