LAOS : Le sort des Laotiens détenus ainsi que les charges pesant contre eux doivent être rendus publics

Index AI : ASA 26/006/2003

Mardi 17 juin 2003

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Amnesty International est de plus en plus inquiète pour la sécurité de quatre ressortissants laotiens interpellés le 4 juin 2003 dans la province de Xieng Khouang par des membres des forces de sécurité locales. Les quatre Laotiens accompagnaient trois étrangers - deux journalistes européens et un pasteur d’origine Hmong - qui effectuaient un reportage sur un groupe de rebelles Hmong et qui ont également été arrêtés.

« Nous sommes heureux de savoir que le photographe français Vincent Reynaud, le journaliste belge Thierry Falise et le ressortissant américain Naw Karl Mua ont finalement pu recevoir leurs premières visites consulaires les 15 et 16 juin, a déclaré Amnesty International.

« Nous demandons toutefois aux autorités laotiennes de rendre public les noms et le sort des quatre ressortissants laotiens et de s’engager à ce qu’ils ne soient ni torturés ni soumis à de mauvais traitements durant leur détention. Tous quatre doivent être autorisés à consulter un avocat, à prendre contact avec leurs proches et à recevoir des soins médicaux. »

Amnesty International est extrêmement inquiète du ton belliqueux des remarques faites par de hauts responsables du gouvernement du Laos à propos de l’accrochage qui se serait produit début juin. Le ministre des Affaires étrangères aurait déclaré que le traitement des détenus n’avait pas à voir avec leur activité de journalistes mais avec leur implication présumée dans la mort d’un agent des forces de sécurité.

« Quels que soient les chefs d’inculpation à l’encontre des personnes interpellées, ils doivent être rendus publics », a souligné Amnesty International.

Toutes les infos

Infos liées

Marathon 2017 : SIGNEZ POUR LES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS

Cette année, les 10 individus en danger du Marathon des lettres sont des défenseurs des droits humains. Ils ont tous besoin de votre aide. Nous vous proposons de signer pour eux, en un seul clic.