Le Comité pour la prévention de la torture s’est rendue dans des postes de police et des prisons

Amnesty International se félicite de la visite « ad hoc » en Turquie du Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT), qui s’est déroulée du 29 août au 6 septembre. La délégation du CPT s’est rendue dans des postes de police et des prisons à Ankara, Istanbul et Izmir. Ses membres ont pu rencontrer de hauts responsables des ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères, ainsi que des représentants de la loi et d’ONG.

Après avoir recueilli des informations tendant à prouver que des détenus avaient été frappés et torturés dans des lieux de détention officiels et non officiels à la suite du coup d’État manqué du 15 juillet 2016, Amnesty International avait appelé le CPT et d’autres organismes internationaux à surveiller les conditions de détention en Turquie. De fait, des allégations d’atteintes aux droits humains commises entre autres dans des prisons et des cellules de postes de police et contre des personnes n’ayant aucun rapport avec la tentative de coup d’État continuent de faire surface. La vérification de ces allégations par des observateurs indépendants est d’autant plus difficile que l’accès des détenus à des avocats est restreint, que les avocats des détenus se voient refuser l’accès aux rapports médicaux, et que médecins, avocats et militants évoluent dans un climat de peur. Le fait que les informations concernant les détentions soient, selon certaines sources, communiquées tardivement aux familles et aux avocats des personnes visées, et la présence de policiers pendant les examens médicaux augmentent le risque de torture et de mauvais traitements. Au vu de ces informations préoccupantes, Amnesty International demande aux autorités turques de laisser des organisations nationales et internationales indépendantes surveiller les conditions de détention et enquêter sur les allégations de torture et de sévices.

Le CPT a annoncé son intention de transmettre son rapport aux autorités turques en novembre 2016. Amnesty International appelle les autorités à demander la publication de ce rapport dans les plus brefs délais à des fins de transparence, de prévention de la torture et des mauvais traitements, et pour amener les responsables présumés à rendre des comptes.

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