Le Mexique ne devrait pas renvoyer chez eux des migrants blessés

Communiqué de presse

ÉFAI -
1er octobre 2009

Les autorités mexicaines ne devraient pas renvoyer trois migrants qui ont été blessés par balles par les forces de sécurité à la frontière méridionale du pays, a déclaré Amnesty International jeudi 1er octobre.

Ces trois personnes faisaient partie d’un groupe de sept migrants sans papiers en provenance du Salvador et de l’Équateur sur lesquels ont tiré les forces de sécurité mexicaines alors qu’ils s’introduisaient dans l’État du Chiapas le 18 septembre.

Un des sept hommes, Víctor Alexander Melgar Lemus, originaire du Salvador, a été tué et tous les autres ont été blessés lors de l’intervention.

Trois hommes ont échappé aux autorités mexicaines après la fusillade au poste de contrôle militaire. Deux autres hommes sont hospitalisés, sous surveillance policière, et le dernier, un Équatorien, est détenu en attendant d’être expulsé.

« Nous sommes très préoccupés par la sécurité des migrants actuellement hospitalisés, a déclaré Rupert Knox, responsable des recherches sur le Mexique à Amnesty International. Nous craignons que les forces de sécurité ne les intimident ou ne les menacent pour les dissuader de porter plainte. »


« L’État mexicain a maintenant une responsabilité vis à vis de ces hommes,
a indiqué Rupert Knox. Il doit veiller à ce qu’ils reçoivent les soins médicaux nécessaires, à ce qu’une enquête soit menée sur les violences dont ils ont fait l’objet et à ce qu’ils ne soient pas renvoyés dans leur pays. »

Les migrants – qui étaient transportés par des passeurs et n’avaient pas de papiers sur eux – ont indiqué que leur conducteur avait ralenti lorsqu’il s’était approché du poste de contrôle mais qu’il avait accéléré lorsqu’il avait reçu l’ordre de s’arrêter. Les agents qui se trouvaient au poste de contrôle ont poursuivi le camion et ouvert le feu dans sa direction, le touchant à plusieurs reprises. Le camion est tombé en panne quelques minutes plus tard.

Les migrants ont indiqué à des groupes locaux de défense des droits humains que des policiers et des militaires étaient venus sur les lieux, les avaient interrogés et leur avaient donné des coups de pied et de crosse de fusil. Un des hommes touchés par les tirs a expliqué qu’il avait été frappé directement sur une blessure.

La Commission nationale des droits humains (CNDH) a ouvert une enquête sur ces faits mais on ignore si le bureau du procureur général fédéral ou local a ouvert une enquête criminelle sur l’homicide, le recours à la force meurtrière et les mauvais traitements infligés par la suite aux migrants.

FIN

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