Communiqué de presse

Le soutien financier de la Commission européenne pour la Grèce et les réfugiés est un pas dans la bonne direction, mais ne doit pas être le dernier

Des personnes souffrent et meurent à nos frontières, arrêtons ça !

En décidant vendredi 14 août d’augmenter le soutien à la Grèce face à la forte augmentation du nombre de réfugiés arrivant sur les îles grecques dans la mer Égée, la Commission européenne a fait un pas en avant pour soutenir la Grèce et les nombreuses personnes vulnérables cherchant refuge en Europe, a déclaré Amnesty International.

Cependant, l’organisation a aussi souligné le fait que la Commission doit de toute urgence appeler les États membres de l’Union européenne (UE) à créer d’avantage de voies sûres et légales pour permettre aux personnes qui ont besoin de protection de gagner l’Europe en toute sécurité.

« La crise touchant les îles grecques montre l’incapacité des autorités à répondre aux besoins des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants et à protéger leurs droits, à un moment où le nombre de réfugiés arrivant sur les îles grecques par la mer a poussé un système d’accueil déjà chancelant vers son point de rupture », a déclaré Iverna McGowan, directrice par intérim du Bureau des institutions européennes d’Amnesty International.

« Cependant, nous ne devons pas oublier que l’immigration ne touche pas que la Grèce, mais bien l’Europe entière. C’est donc une réponse à l’échelle européenne qui est nécessaire. Si elles sont effectivement orientées vers ceux qui en ont besoin, les mesures annoncées le 14 août par la Commission pourraient aider le pays et les personnes vulnérables. Mais globalement, les politiques et les pratiques de l’UE en matière d’asile doivent être largement repensées. »

Vendredi 14 août, la Commission a rappelé qu’elle a approuvé la semaine dernière des programmes de financement nationaux pour la Grèce à hauteur de 474 millions d’euros. Cependant, avec 124 000 réfugiés et migrants arrivés par la mer cette année, principalement sur les îles de Lesbos, Chios, Kos, Samos et Leros, une aide financière n’est pas une solution globale. Amnesty International appelle d’urgence la Commission et les États membres de l’Union européenne à veiller à ce qu’une aide opérationnelle adéquate soit fournie pour aider la Grèce et les autres États membres situés en première ligne à traiter les demandes d’asile et apporter un soutien à l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile. Au-delà des réponses de court terme à la crise touchant les îles grecques, c’est une approche à plus long terme pour répondre à la crise mondiale des réfugiés qui est nécessaire.

« Si elles sont correctement mises en œuvre, les mesures d’aide à la Grèce pourraient effectivement permettre de réduire la pression sur les îles à court terme. Cependant, il est nécessaire de repenser largement et d’urgence le système de réponse aux demandes d’asile de l’UE, pour veiller à ce que ceux qui ont besoin de protection puissent accéder au territoire européen en toute sécurité. Cela suppose plus de voies sûres et légales vers l’Europe pour les réfugiés et notamment plus de places d’accueil et une plus grande liberté de mouvement pour les réfugiés  » a déclaré Iverna McGowan.

Selon le HCR, le nombre d’arrivées avait augmenté de 750 % au 31 juillet. Lesbos est l’île enregistrant le plus grand nombre d’arrivées. Entre le 1er juillet et le 10 août, 70 374 réfugiés et migrants sont arrivés sur l’île. La majorité d’entre eux viennent de Syrie, d’Afghanistan et d’Irak. Amnesty International vient de terminer une mission de recherche sur l’île.

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