Les leaders de l’UE doivent appeler à un cessez-le-feu pour protéger les civils

Suites d'une frappe dans la bande de Gaza

À l’approche du Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, qui se tiendra lundi 13 novembre à Bruxelles et examinera l’escalade du conflit en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, Amnesty International demande aux ministres présents d’appeler à un cessez-le-feu immédiat par toutes les parties au conflit. La catastrophe humanitaire et des droits humains qui se déroule à Gaza doit cesser de toute urgence.

« La violence à laquelle nous assistons à Gaza est telle qu’elle est difficile à appréhender. Mais nous ne devons pas détourner le regard. Les ministres européens doivent appeler à un cessez-le-feu immédiat de toutes les parties. L’arrêt des combats pourrait sauver la vie de milliers de civil·e·s et enrayer la spirale de cette catastrophe humanitaire et des droits humains causée par l’homme », a déclaré Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes.

Si l’UE n’est pas parvenue à dégager une position de consensus conforme au droit international ou à appeler à un cessez-le-feu, certains États membres, dont l’Irlande, la Belgique et l’Espagne, ont appelé à un cessez-le-feu, critiqué les violations des droits humains commises par Israël, le Hamas et d’autres groupes armés, et respecté le droit des populations à manifester pacifiquement.

D’autres États en revanche, dont l’Autriche, la République tchèque et l’Allemagne, empêchent l’UE d’appeler collectivement à un cessez-le-feu ou de dénoncer les violations du droit international humanitaire imputables aux forces de sécurité israéliennes. De ce fait, cela contribue à un climat d’impunité qui incite les autorités israéliennes à ignorer leurs obligations en matière de protection des civils.

« Les dirigeants de l’UE doivent montrer qu’ils accordent la même valeur à la vie des Palestiniens et des Israéliens en appelant à un cessez-le-feu et en dénonçant sans équivoque les crimes commis par Israël, le Hamas et d’autres groupes armés »

« L’UE, qui se targue de défendre les droits humains et le droit international, est confrontée à une grave crise de crédibilité aux yeux du monde entier. Les bombardements menés par Israël tuent environ 300 Palestinien·ne·s par jour, dont des enfants, et son blocus illégal engendre une grande souffrance humanitaire. Comment comprendre alors que certains dirigeant·e·s européens non seulement bloquent l’appel de l’UE en faveur d’un cessez-le-feu, mais fournissent activement à Israël des armes et un soutien politique, tout en réduisant au silence, voire en arrêtant, les manifestant·e·s qui défendent les droits des Palestinien·ne·s.

« Les dirigeants de l’UE doivent montrer qu’ils accordent la même valeur à la vie des Palestiniens et des Israéliens en appelant à un cessez-le-feu et en dénonçant sans équivoque les crimes commis par Israël, le Hamas et d’autres groupes armés. En l’absence de consensus, nous demandons aux États membres qui ont des principes d’appeler au cessez-le-feu, individuellement ou avec d’autres États partageant les mêmes opinions. »

Amnesty International demande la libération immédiate de tous les otages civils retenus en captivité par le Hamas et d’autres groupes armés. En outre, elle a recueilli des informations sur la multiplication des arrestations arbitraires par les autorités israéliennes qui touchent des milliers de Palestinien·ne·s, dont certains sont soumis à la torture. Israël doit libérer tous les Palestinien·ne·s détenus de manière arbitraire. Enfin, toutes les parties doivent d’urgence autoriser le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à rendre visite aux détenu·e·s.

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