Les forces de sécurité ouvrent le feu sur des manifestants étudiants

Les forces de sécurité ont tué une personne et en ont blessé grièvement au moins deux en ouvrant le feu sur des manifestants étudiants dans la ville de Bo jeudi 23 mars 2017, a déclaré Amnesty International.

« Ce bain de sang, qui a conduit au décès d’un jeune, est une tragédie et montre que les forces de sécurité sont intervenues de manière brutale lors d’une manifestation étudiante, a déclaré Sabrina Mahtani, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« Nous appelons la police à s’abstenir de commettre des violations des droits humains et à laisser les étudiants exercer en toute sécurité leurs droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique. »

« Il faut que les autorités diligentent une enquête indépendante afin de faire la lumière sur les circonstances de cet homicide et de toutes les blessures occasionnées et qu’elles veillent, si elles disposent d’éléments suffisants, à ce que les responsables présumés de ces faits soient jugés de manière équitable. »

Jeudi 23 avril au matin, des étudiants de l’université de Njala, située près de Bo, ont commencé à manifester contre la grève prolongée des enseignants, en raison de laquelle leur établissement est fermé depuis octobre 2016. Les enseignants protestent contre le non-versement de leurs salaires par l’État. La police affirme que les étudiants n’ont pas obtenu l’autorisation de manifester le 23 mars et qu’ils brûlaient des pneus et bloquaient les routes principales.

Des manifestations se sont également déroulées à Freetown, la capitale. Les étudiants ont été dispersés de force par la police, qui a utilisé du gaz lacrymogène, alors qu’ils convergeaient vers la résidence présidentielle, à Freetown, en scandant des slogans en faveur de la réouverture de leur université. Plus de 10 étudiants ont été arrêtés à Freetown et plusieurs à Bo.

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