Les graves violations des droits humains doivent être condamnées

Les États doivent condamner les graves violations des droits humains – notamment l’assassinat de milliers de personnes appartenant essentiellement à des milieux pauvres et marginalisés, tuées dans le contexte de la « guerre contre la drogue » – lorsque le bilan des Philippines en matière de droits fondamentaux sera étudié dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU) des Nations unies, le 8 mai 2017. Depuis l’examen du dernier rapport des Philippines pour l’EPU, en 2012, la situation des droits humains sur le terrain s’est considérablement détériorée, après le lancement par le président Rodrigo Duterte, peu après son arrivée au pouvoir en 2016, d’une violente campagne de lutte contre la drogue.

En vue de la préparation de l’EPU des Philippines, Amnesty International a soumis au Conseil des droits de l’homme un rapport dans lequel elle soulignait ses préoccupations quant au bilan du pays en matière de droits humains pour ces quatre dernières années, et formulait des recommandations pour remédier aux difficultés persistant dans ce domaine.

Amnesty International, ainsi que d’autres organisations de défense des droits humains et la communauté internationale, ont exprimé leur vive inquiétude face aux graves violations des droits fondamentaux survenues dans le cadre de la campagne antidrogue du gouvernement.

Il s’agit notamment d’exécutions extrajudiciaires commises lors d’opérations de police, d’assassinats perpétrés par des inconnus armés ayant des liens avec la police et du versement de dessous-de-table à des policiers pour les convaincre de tuer, actes qui pourraient s’apparenter à des crimes contre l’humanité.

Les États participant à l’examen doivent appeler les Philippines à mettre fin aux exécutions extrajudiciaires, en particulier celles perpétrées dans le contexte de la « guerre contre la drogue ». Les milliers d’assassinats qui ont été commis doivent donner lieu à une enquête indépendante et efficace. Les responsables présumés, quels que soient leur grade, ou de leur ancienneté en politique, doivent être traduits en justice, et des réparations doivent être accordées aux familles de victimes.

L’organisation est également préoccupée par les informations faisant état de disparitions forcées, d’actes de torture et d’autres mauvais traitements infligés par des policiers au moment des arrestations et pendant la garde à vue, et de l’impunité dont continuent à jouir les auteurs de ces violations. Par ailleurs, les droits sexuels et reproductifs des femmes sont toujours bafoués par l’interdiction totale de l’avortement.

Complément d’information

L’examen du bilan des Philippines dans le cadre de l’EPU aura lieu le lundi 8 mai 2017 entre 9 heures et 12 h 30 (heure locale) à Genève, en Suisse. La communication écrite d’Amnesty International au Groupe de travail des Nations Unies sur l’EPU est disponible ici (en anglais) : Philippines : Impunity on the Rise Under the New Government ; Amnesty International Submission for the UN Universal Periodic Review – 27th Session of the UPR Working Group, May 2017

L’EPU sur les Philippines sera retransmis en direct à l’adresse suivante : http://webtv.un.org/meetings-events/

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