Liberia. « Jungle Jabbah » condamné à 30 ans de prison aux États-Unis

En réaction à la peine de 30 ans d’emprisonnement prononcée contre Mohammed Jabateh, ancien seigneur de guerre libérien surnommé « Jungle Jabbah » aujourd’hui installé aux États-Unis, pour fraude en matière d’immigration et parjure parce qu’il a omis de révéler son implication dans des atteintes aux droits humains pendant la guerre civile libérienne, Sabrina Mahtani, chercheuse sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, a déclaré :

« Si Mohammed Jabateh n’a pas été reconnu coupable des crimes dont il serait responsable au titre du droit international, c’est néanmoins la première affaire dans laquelle une certaine forme de justice est rendue aux victimes de la guerre civile au Liberia. Ces poursuites judiciaires délivrent un message fort, à savoir que les États-Unis n’ont pas à être un refuge sûr pour les auteurs de violations des droits humains.

« C’est un pas important pour répondre aux allégations de violations systématiques des droits humains commises durant la guerre civile. N’oublions pas toutefois que personne n’a encore eu à rendre des comptes pour ces crimes au Liberia. Les autorités libériennes doivent de toute urgence mettre sur pied un tribunal pénal chargé de juger les crimes relevant du droit international et veiller à ce que les responsables aient à rendre des comptes. »

Le 22 janvier 2018, Amnesty International et plusieurs organisations de défense des droits humains ont adressé une lettre ouverte au président nouvellement élu George Weah, pour lui demander d’agir afin que les responsables d’atteintes aux droits humains aient à rendre des comptes et que justice soit enfin rendue aux innombrables victimes du conflit armé qui a déchiré le Liberia durant 14 années.

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