Liberté d’expression et de réunion pacifique bafouées

La liberté d’expression et de réunion pacifique ne cesse d’être attaquée à Hong Kong, a déclaré Amnesty International après que la police a informé, lundi 27 mars, plusieurs chefs de file du « mouvement des parapluies » de 2014 qu’ils allaient être poursuivis en justice.

Cette annonce a été faite au lendemain de la désignation de Carrie Lam à la tête de l’exécutif hongkongais par un comité composé de quelque 1 200 membres principalement choisis par Pékin. Parmi les personnes informées par la police qu’elles seront poursuivies pour troubles à l’ordre public figurent les militants étudiants Tommy Cheung et Chung Yiu-wa, les parlementaires Tanya Chan, Shiu Ka-chun et Benny Tai, le professeur Chan Kin-man et le pasteur Chu Yiu-ming, à l’origine de la campagne de désobéissance civile « Occupy Central ».

À la suite de cette information, Mabel Au, directrice d’Amnesty International Hong Kong, a commenté :

« Les représailles incessantes visant des figures de premier plan du “mouvement des parapluies” sont un coup porté aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique à Hong Kong. Cette attitude vindicative dénote un mépris des libertés établies de longue date à Hong Kong et ne fera qu’accroître les tensions politiques.

« Les autorités ont eu plusieurs années pour examiner ces cas. Le fait que les poursuites soient annoncées au lendemain de l’élection de Carrie Lam à la tête de l’exécutif hongkongais incite à se demander si les manœuvres politiques ont joué sur la décision d’engager ces poursuites maintenant. »

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