Maldives : L’état d’urgence ne doit pas ouvrir la porte à une nouvelle répression

Amnesty International met en garde contre le fait que l’instauration de l’état d’urgence décrété pour 15 jours aux Maldives ne doit pas se traduire par de nouveaux épisodes de répression.

« L’instauration de l’état d’urgence aux Maldives est une mesure très inquiétante, prise alors que les tensions politiques s’intensifient dans le pays. Le respect des droits fondamentaux ne doit pas devenir la nouvelle victime de cette crise  », a déclaré Dinushika Dissanayake, directrice adjointe pour l’Asie du Sud à Amnesty International.

« Les autorités des Maldives présentent des antécédents désastreux s’agissant de la suppression de la liberté d’expression et de toute forme d’opposition, une pratique qui s’est intensifiée ces dernières années. Il est vital qu’elles respectent leurs obligations découlant du droit international relatif aux droits humains durant cette période d’urgence. Ce ne peut pas être un permis pour réprimer davantage. »

Complément d’information

Les autorités ont décrété l’état d’urgence – qui suspend plusieurs clauses de la Constitution maldivienne – quelques jours après que la Cour suprême a annulé la condamnation à caractère politique de l’ancien président Mohamed Nasheed pour des accusations de « terrorisme ».

Le gouvernement du président Abdulla Yameen refuse d’appliquer cette décision de la Cour suprême et a arrêté de manière arbitraire des membres de l’opposition.

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