Communiqué de presse

Manifestation : nos revendications s’élargissent à de nouveaux cas

Pour Raif Badawi et son avocat, Waleed Abu al-Khair

Pour Ali Mohammed Baqir al Nimr

Ce jeudi à 17 heures, des militants d’Amnesty International se rassembleront comme chaque mois devant l’ambassade d’Arabie saoudite pour demander la libération et l’annulation des peines de Raif Badawi, le blogueur saoudien condamné notamment à 1000 coups de fouet et à 10 ans de prison et de son avocat, Waleed Abu al Khair. Ils manifesteront également en faveur d’Ali Mohammed Baqir al Nimr, ce jeune chiite qui risque d’être exécuté très prochainement pour des crimes commis alors qu’il était mineur d’âge et dont les aveux lui auraient été extorqués sous la torture.

« Neuf mois après notre première manifestation en faveur de Raif Badawi et de son avocat, nous sommes toujours là. Nos exigences sont claires : nous voulons leur libération et l’annulation de leurs peines. Nous les considérons comme des prisonniers d’opinion. Aujourd’hui, nous sommes présents également pour demander que la condamnation à mort d’Ali al Nimr soit annulée, explique Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d’Amnesty International. Nous rappelons à l’Arabie saoudite qu’en condamnant à la peine capitale un homme pour des crimes qu’il aurait commis alors qu’il était mineur d’âge, elle viole la Convention relative aux droits de l’enfant à laquelle elle est partie. »

La mobilisation du public en Belgique est très forte pour les cas saoudiens. La pétition en faveur de Raif Badawi a ainsi récolté près de 38 000 signatures. Celle pour Ali al Nimr, près de 17 500 en une semaine.

De façon générale, les autorités saoudiennes continuent de mener une campagne de persécution de grande ampleur à l’encontre des défenseurs des droits humains et des militants de la société civile, en engageant des poursuites judiciaires contre eux et en adoptant des mesures arbitraires telles que l’interdiction de voyager.

Quant à la peine de mort, l’Arabie saoudite y a recours de façon quasiment frénétique, souvent de façon arbitraire et à l’issue de procès iniques. C’est ce qu’a démontré un récent rapport d’Amnesty International. Ainsi, au moins 102 personnes ont été exécutées au cours du premier semestre 2015 (généralement par décapitation). Parmi elles, des mineurs délinquants et des personnes souffrant de handicaps mentaux.

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