Communiqué de presse

Mexique. Des éléments médicolégaux semblent indiquer que l’enquête sur les étudiants disparus est une « imposture »

Le gouvernement mexicain doit de toute urgence remédier aux graves irrégularités qui caractérisent l’enquête sur la disparition forcée de 43 étudiants au vu des doutes émis par des experts médicolégaux quant aux investigations du procureur général, a déclaré Amnesty International lundi 9 février.

Le rapport rendu récemment par l’Équipe argentine d’anthropologie médicolégale (EAAF) - un réseau d’experts médicolégaux - révèle que l’annonce faite par le procureur général du Mexique, Jesús Murillo Karam, indiquant qu’il était prêt à clore le dossier après la découverte de restes humains dans la décharge de Cocula, reposait sur des suppositions et était totalement prématurée. Selon l’EAAF, il n’existe aucune preuve scientifique permettant de penser que les cadavres trouvés à Cocula sont ceux des étudiants disparus.

« Ces nouveaux éléments jettent de sérieux doutes sur l’enquête menée par les autorités mexicaines dans cette affaire. L’empressement du procureur général à clore ce dossier en se fondant sur ce qui s’avère désormais une position biaisée ne reposant sur aucune preuve commence à évoquer une imposture. Il est impératif que le Bureau du procureur général permette maintenant à l’EAAF d’accéder librement à ses dossiers et de poursuivre son contrôle indispensable de l’enquête », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.

Le Bureau du procureur général a en outre révélé que le site de la décharge où les restes humains auraient été découverts n’avait pas été surveillé pendant plusieurs semaines en novembre dernier, si bien que les éléments trouvés sur place pourraient avoir été manipulés.

Amnesty International a rencontré les familles des disparus et recueilli leurs témoignages.

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