Mexique : La caravane hondurienne n’est pas une menace mais un groupe de personnes ayant des droits

Le gouvernement mexicain a dépêché le chef de la police nationale dans la zone frontalière du sud du pays, afin qu’il y attende la venue d’une caravane comptant plus de 1 600 personnes venues du Honduras, parmi lesquelles figurent des dizaines de familles et d’enfants.

Le gouvernement mexicain doit écouter l’histoire de chacune des personnes ayant fui le Honduras et les informer de leur droit de demander l’asile.

« Les autorités mexicaines ne devraient pas agir à la manière d’un président Trump en traitant les gens comme une menace à la sécurité. Ces familles méritent qu’on les accueille avec dignité et respect, afin que pas une seule de ces personnes ne soit illégalement renvoyée vers une situation où elle serait exposée à de graves risques du fait du climat de violence », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice régionale pour les Amériques à Amnesty International.

Amnesty International a récemment publié un rapport qui montre que le gouvernement mexicain ne satisfait pas aux obligations qui sont les siennes, au regard des traités qu’il a signés, en matière de respect des droits des personnes ayant besoin d’une protection internationale. Ce rapport indique que sur tous les membres d’un groupe interrogé par Amnesty International après avoir été placé en détention par les autorités migratoires mexicaines, 75 % n’avaient pas été informés de leur droit de demander l’asile au Mexique.

« Les autorités mexicaines doivent respecter les obligations auxquelles elles sont tenues en vertu du droit international, et identifier les besoins de chaque membre de la caravane, en évitant à tout prix de placer des migrants en détention et en interdisant l’incarcération de mineurs. »

Migrer sans papiers n’est pas un crime, et il est possible qu’un grand nombre de ces personnes aient fui la violence de leur pays d’origine dans le but de demander l’asile au Mexique. Interdire à ces gens d’entrer sur le territoire mexicain et les renvoyer au Honduras constituerait une violation du droit international.

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