Communiqué de presse

Mexique. Les recommandations des Nations unies doivent amener à réagir à la disparition de milliers de personnes

Le gouvernement mexicain doit prendre des mesures importantes pour réagir à la disparition de plusieurs milliers de personnes, a déclaré Amnesty International alors que le Comité des disparitions forcées des Nations unies s’apprête à publier ses recommandations au pays ce vendredi 13 février.

« Plus de 22 600 personnes ont été portées disparues ou victimes de disparition forcée au Mexique ces huit dernières années. Et des milliers d’autres attendent, dans l’angoisse et la tourmente, car elles ne savent pas ce qu’il est advenu de leurs proches. Les recommandations adressées au gouvernement mexicain ne doivent pas être prises à la légère. Elles doivent augurer d’initiatives urgentes et concrètes de changement, dans le domaine politique comme législatif, pour résoudre cette situation chronique. Il est temps pour les autorités de réagir à cette tragédie », a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International.

La semaine dernière, le Comité des Nations unies a examiné la situation du Mexique et entendu les victimes et des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, à Genève. L’organisme des Nations unies doit publier ce vendredi 13 février ses recommandations à l’adresse des autorités mexicaines.

D’après des chiffres officiels, près de la moitié des 22 600 personnes recensées ont disparu sous le gouvernement actuel du président Enrique Peña Nieto.

Des proches des étudiants disparus d’Ayotzinapa figuraient parmi les familles qui ont confié au Comité des Nations unies leur douleur, mais aussi leur colère face aux tentatives du gouvernement de clore l’enquête prématurément.

Dans la communication qu’Amnesty International a adressée au Comité, l’organisation a insisté sur le grave problème d’impunité et d’absence d’enquêtes satisfaisantes, sur la nécessité de mettre en place des bases de données centralisées sur les personnes disparues et des protocoles de recherche complets, ainsi que sur le manque de considération accordée aux victimes, en termes notamment de réparation.

Les Rohingyas persécutés et privés d’aide humanitaire

Au Myanmar, les forces de sécurité mènent une campagne violente et sans pitié contre les Rohingyas. Il faut agir pour que cela cesse