Mexique. Une enquête doit être menée de toute urgence sur les charniers qui viennent d’être découverts

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AILRC-FR

7 avril 2011

Amnesty International a demandé jeudi 7 avril aux autorités mexicaines de diligenter une enquête exhaustive et impartiale sur la mort de 59 personnes dont les corps ont été retrouvés la veille sur un trajet suivi par les migrants en route pour les États-Unis.


« Le charnier découvert mercredi témoigne une fois encore de l’incapacité du gouvernement mexicain à faire face à la dégradation de la sécurité publique dans le pays et à juguler la criminalité, laissant les plus vulnérables faire face aux agressions, aux enlèvements et aux homicides »
, a déclaré Rupert Knox, chargé des recherches sur le Mexique à Amnesty International.

« Trop souvent, ces violations extrêmement graves des droits humains restent impunies, laissant les bandes criminelles et les agents de l’État qui sont leurs complices libres de continuer de prendre pour cibles les plus vulnérables, les migrants par exemple. »

« Le gouvernement mexicain doit intervenir de toute urgence pour identifier les victimes de cette dernière série d’homicides et déférer à la justice les personnes soupçonnées d’entre être responsables. Il est essentiel que toutes les mesures prises par les autorités s’inscrivent dans la légalité et garantissent le respect des droits humains. C’est à cette condition uniquement que la population pourra être pleinement protégée et la justice pleinement rendue au Mexique. »

Les charniers ont tous été découverts au même endroit dans l’État de Tamaulipas, dans le nord du pays, où opèrent des bandes criminelles et des trafiquants de drogue. Cet État se trouve également sur la route qu’empruntent les migrants qui cherchent à se rendre aux États-Unis.

En août 2010, les corps de 72 migrants clandestins avaient été retrouvés dans la même municipalité de San Fernando.

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