Myanmar. Aide humanitaire après le cyclone – Les gouvernements asiatiques doivent insister sur la nécessité d’agir rapidement

(Hong Kong) Les responsables d’Amnesty International en Asie Pacifique réunis à Hong Kong ont appelé leurs gouvernements à user de tous les moyens possibles pour faire pression sur les autorités du Myanmar pour qu’elles accordent la priorité à l’aide humanitaire après la catastrophe et facilite l’assistance internationale pour protéger le droit à la vie, à l’alimentation et à la santé des citoyens du Myanmar.

« Nos gouvernements, des pays de l’ASEAN, du Japon, de l’Inde, de Corée du Sud et de Chine sont les mieux placés pour exercer une influence sur les autorités du Myanmar et les convaincre de lever les restrictions et de permettre à l’aide, aux experts et au matériel d’arriver jusqu’aux millions de personnes aujourd’hui dans le besoin. Le temps est essentiel si l’on veut sauver des vies », a déclaré Mika Kamae, présidente du Forum Asie Pacifique d’Amnesty International.

Cela fait maintenant plus d’une semaine que le cyclone Nargis a ravagé le delta de l’Irriwady, tuant des dizaines de milliers de personnes et faisant plus d’un million de sans-abri, qui manquent de vivres, de structures d’hébergement et de soins médicaux. Un appel d’urgence des Nations unies a permis de rassembler des dons gouvernementaux de plusieurs millions et de nombreuses organisations humanitaires attendent en Thaïlande, prêtes à intervenir. Cependant, le gouvernement du Myanmar continue d’empêcher l’arrivée de cette assistance vitale. Il doit encore délivrer des visas en nombre suffisant aux trois agences internationales auxquelles il a demandé de l’aide (World Vision, la JICA et l’UNICEF).

Amnesty International considère qu’en bloquant délibérément l’aide qui pourrait sauver des vies, le gouvernement du Myanmar peut être considéré comme bafouant le droit de ses citoyens à la vie, à l’alimentation et à la santé.

« Les autorités du Myanmar doivent également donner la priorité totale à la mobilisation de leurs propres ressources pour réagir à la catastrophe. Au lieu de cela, des moyens gouvernementaux considérables ont été mobilisés pour la tenue du référendum constitutionnel, y compris dans des régions proches des zones dévastées. Il ne saurait y avoir de message plus clair délivré aux démunis concernant les priorités de ceux qui sont au pouvoir ”, a déclaré Milabel Cristobal, directrice de la section Amnesty International à Hong Kong.

Les enfants sont les plus vulnérables aux répercussions des catastrophes naturelles. En tant qu’État partie à la Convention relative aux droits de l’enfant, les autorités du Myanmar ont l’obligation légale de veiller à leurs droits à la vie, à l’alimentation et à la santé « dans toutes les limites des ressources dont [elles] disposent et, s’il y a lieu, dans le cadre de la coopération internationale ». Accorder rapidement toutes facilités pour l’arrivée de l’aide des pays de la région entre également dans le cadre de l’Accord (de 2005) de l’ASEAN sur la gestion des catastrophes et l’assistance d’urgence, que le Myanmar a ratifié.

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