Myanmar : Les journalistes de l’agence Reuters doivent être libérés

Les autorités du Myanmar doivent libérer immédiatement deux journalistes de l’agence Reuters, arrêtés de manière arbitraire pour avoir enquêté sur des violations commises par l’armée dans l’État d’Arakan, au Myanmar

Les deux journalistes, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, doivent comparaître devant les tribunaux le 10 janvier 2018. Ils enquêtaient sur les récentes opérations militaires menées dans l’État d’Arakan lorsqu’ils ont été arrêtés le 12 décembre 2017.

« Wa Lone et Kyaw Soe Oo doivent être libérés immédiatement et sans condition. Ils n’ont fait qu’effectuer leur travail légitime de journalistes. Il s’agit clairement d’une manœuvre des autorités visant à étouffer les enquêtes menées sur les violations des droits humains et les crimes commis par l’armée contre les Rohingyas dans l’État d’Arakan et à dissuader d’autres journalistes de leur emboîter le pas, a déclaré James Gomez, directeur pour l’Asie du Sud-est et le Pacifique à Amnesty International.

« Loin d’être anodines, ces arrestations interviennent alors que les autorités restreignent de plus en plus les médias indépendants. Les journalistes et les organes de presse, en particulier ceux qui travaillent sur des " sujets sensibles ", vivent dans la peur constante du harcèlement, de l’intimidation et de l’arrestation. Cette répression de la liberté de parole doit cesser. »

Complément d’information

Wa Lone et Kyaw Soe Oo ont été arrêtés à Yangon, capitale du Myanmar, le 12 décembre 2017. Ils ont été maintenus en détention au secret pendant deux semaines. Des représentants de l’État ont confirmé que les deux journalistes font l’objet d’une enquête pour avoir enfreint la Loi relative aux secrets d’État, qui prévoit des peines allant jusqu’à 14 ans de prison.

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