NATIONS UNIES : La situation globale des droits humains nécessite un haut-commissaire à plein temps

Index AI : IOR 40/012/2003

Mardi 27 mai 2003

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Amnesty International a exprimé sa préoccupation à l’annonce de la décision
des Nations unies, ce mardi 27 mai 2003, de fusionner temporairement le
poste de haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme avec le
poste nouvellement créé de Représentant spécial du secrétaire général pour
l’Irak ; Sergio Vieira de Mello, l’actuel haut-commissaire, vient d’être
nommé par le secrétaire général des Nations unies.

« La situation globale des droits humains réclame plus que jamais
l’attention pleine et entière d’un haut-commissaire ayant quelque autorité ;
il ne s’agit pas de quelque chose qu’on peut faire fonctionner avec des
dispositions provisoires, quelles que soient par ailleurs les qualités de la
personne qui assumera le poste durant cette période », a déclaré Amnesty
International ce mardi 27 mai 2003.

Le poste de haut-commissaire aux droits de l’homme est d’une importance
vitale pour la protection des droits humains à travers le monde. Il ne
devrait être fusionné avec aucun autre poste à responsabilité, quelles que
soient les qualifications de la personne pressentie pour occuper les deux
charges. Les dispositions qui viennent d’être annoncées risquent de ternir
le prestige, l’autorité et l’efficacité de la fonction.

« Sergio Vieira de Mello a toutes les qualités requises et l’expérience du
terrain pour réussir en tant que représentant spécial pour l’Irak ; son
expérience récente en tant que haut-commissaire aux droits de l’homme des
Nations unies le place en bonne position pour aborder la question des droits
humains en Irak. Notre souci vient du fait que des dispositions provisoires
au niveau de la direction du bureau du haut-commissaire aux droits de
l’homme ne correspondent pas à l’importance de ce bureau », a ajouté Amnesty
International.

La nomination à cet important nouveau poste, créé par la résolution 1483 du
Conseil de sécurité la semaine dernière, est effective pour une période de
quatre mois, apparemment renouvelables.

« Si quelque indication nous parvenait concernant le renouvellement de cette
période de quatre mois, nous demanderions au secrétaire général Kofi Annan
de mettre immédiatement en route la procédure de nomination d’un nouveau
haut-commissaire aux droits de l’homme. »