Nauru : Nouveau décès tragique dans un centre de détention extraterritoriale de l’Australie

Un Iranien âgé de 26 ans serait mort à Nauru vendredi 15 juin dans la matinée.

«  Nous sommes profondément attristés par cette nouvelle. Amnesty International adresse ses sincères condoléances à la famille de cet homme et à ses amis, a déclaré Kate Schuetze, chercheuse sur la question des réfugiés à Amnesty International

« Ce décès tragique est le deuxième a avoir lieu dans le réseau extraterritorial australien ces dernières semaines, après la mort d’un réfugié rohingya sur l’île de Manus le 22 mai. Il s’agit du 12e décès depuis que ce système a été mis en place.

« Combien d’autres personnes doivent-elles mourir avant que le gouvernement ne réagisse ? Il faut mettre fin immédiatement à la politique cruelle de l’Australie à l’égard des réfugiés, qui continue de mettre des vies en péril. »

« Le fait que cet homme et sa famille aient passé les cinq dernières années à vivre sous une tente dans un centre de détention géré par l’Australie à Nauru est en soi scandaleux. Cet homme est venu demander protection en Australie, une demande qui a été ignorée, et au lieu de cela il a été détenu dans des conditions inhumaines et choquantes sur une île isolée.

« L’incertitude qui entoure l’accord avec les États-Unis va accroître l’angoisse des réfugiés qui se trouvent dans les limbes depuis cinq ans maintenant. Ceci ne fait que montrer une fois de plus à quel point il est urgent d’amener les réfugiés et les demandeurs d’asile en sécurité en Australie et de leur offrir un accueil adapté.

«  Il faut qu’une enquête indépendante, impartiale et efficace soit menée dans les plus brefs délais sur la mort de cet homme. Le gouvernement australien doit transférer immédiatement en Australie ou vers un pays tiers sûr tous les réfugiés et demandeurs d’asile, et leur offrir la protection dont ils ont besoin et qui leur est due.  »

Toutes les infos

Infos liées

Toutes les actions

Actions liées

Nicaragua : signez pour libérer une jeune étudiante belge

Amaya Coppens, une belgo-nicaraguayenne, et d’autres étudiants sont victimes de la répression du gouvernement. Signez la pétition !