NÉPAL : Craintes quant à la « disparition » de deux adolescents et d’un adulte à leur libération de prison

Index AI : ASA 31/168/2004
ÉFAI

Lundi 27 septembre 2004

FLASH

Deux adolescents et le père de l’un d’eux auraient « disparu » au moment de
leur libération, à l’issue d’une détention illégale en prison.

« C’est le cas le plus récent d’une longue série d’arrestations de
prisonniers immédiatement après leur libération sur décision de justice,
souvent à la sortie du tribunal », a déclaré Ingrid Massage, directrice du
programme Asie d’Amnesty International. « Ces arrestations semblent indiquer
une tentative des forces de sécurité de bafouer les décisions judiciaires
qui leur déplaisent. Pour mettre fin à la torture, aux “disparitions” et aux
autres violations des droits humains, le gouvernement doit veiller à ce
qu’il ne puisse plus être porté ainsi atteinte aux décisions des tribunaux.
 »

Un surveillant de la prison dans laquelle il était détenu a vu hier soir, 26
septembre 2004, des membres du personnel de sécurité partir avec Govinda
Damai, âgé de dix-huit ans. Un tribunal avait statué que sa détention était
illégale et ordonné qu’il soit libéré ce jour là.

Jimdar Kewat, âgé de seize ans, et son père, Keshu Ram Kewat, devaient être
libérés le 19 septembre après qu’un tribunal a déterminé que leur détention
était illégale. Leur famille et leurs avocats se sont rendus à la prison ce
même jour, mais le surveillant dont ils dépendaient n’avait pas encore eu
connaissance de la décision du tribunal. Quand ils sont revenus le jour
suivant, il leur a dit que des policiers étaient venus les arrêter et
étaient repartis avec eux. Le bureau de police du district a déclaré ne pas
être au courant de leur détention.

Jimdar et Keshu Ram Kewat avaient été arrêtés en avril 2004 par des soldats
qui ont fait irruption dans leur maison au milieu de la nuit, leur ont bandé
les yeux et sont repartis avec eux. Ils ont conservé les yeux bandés pendant
quatre jours et n’ont pu rencontrer ni leur famille ni un avocat, ni être
examiné par un médecin. Leurs ravisseurs leur auraient posé des questions
sur les maoïstes (Parti communiste népalais (maoïste)), ils les auraient
aussi roué de coups de bâton, leur auraient infligé des décharges
électriques et auraient versé de l’eau dans leur nez pour les empêcher de
respirer.

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