Communiqué de presse

Nicaragua. L’Assemblée nationale affaiblit la protection pour les femmes victimes de violences

Des femmes risquent de devoir se retrouver face à leur bourreau pour une médiation après l’adoption d’une réforme juridique par l’Assemblée nationale du Nicaragua dans la nuit du 25 au 26 septembre. Amnesty International estime qu’il s’agit d’un revers pour les milliers de victimes de violence domestique dans le pays.

« Au lieu de se concentrer sur la médiation et de chercher comment dédouaner les auteurs de violences, les autorités nicaraguayennes devraient plutôt protéger les femmes contre ces violences et veiller à ce que ceux qui les maltraitent soient traduits en justice », a déclaré Esther Major, spécialiste du Nicaragua au sein d’Amnesty International, de retour d’un séjour dans ce pays.

La loi 779 (loi intégrale contre la violence à l’égard des femmes), adoptée en 2012, donne aux victimes la possibilité d’obtenir justice et protection contre la violence, et permet d’amener les auteurs de violences à rendre des comptes.

Amnesty International analyse actuellement les réformes dans leur intégralité.

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