COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Nigéria — Plus de 600 morts en deux mois

Nigeria. Plus de 600 personnes tuées au cours des deux derniers mois

Très inquiète de la multiplication des attaques perpétrées par des hommes armés inconnus contre des civils dans le nord-est du Nigeria, Amnesty International a demandé au gouvernement de prendre des mesures efficaces pour protéger les populations et prévenir de nouvelles atteintes aux droits humains.

Au moins 40 personnes ont été massacrées lors de la dernière opération en date, qui a eu lieu très tôt le 27 février dans les villages de Shuwa, Kirchinga et Michika, dans l’État d’Adamawa (nord-ouest du Nigeria).

« Les attaques s’intensifient depuis le début de l’année, a déclaré Makmid Kamara, chercheur sur le Nigeria à Amnesty International. Plus de 600 personnes ont été tuées par des hommes armés que l’on soupçonne le plus souvent d’appartenir à Boko Haram.

«  Il est honteux que le gouvernement nigérian n’assure pas la protection des citoyens contre les attaques et les homicides illégaux. Les autorités ont l’obligation de protéger la vie et les biens des personnes dans toutes les circonstances. Tous les groupes armés qui sévissent dans le nord du Nigeria doivent mettre un terme immédiatement à ces attaques épouvantables. »

Le 24 février, au moins 29 élèves et professeurs d’un établissement d’enseignement secondaire de l’État de Yobe, dans le nord-est du pays, ont été assassinés. Des adolescents ont succombé à leurs blessures à l’hôpital, portant le bilan de l’attaque à plus de 40 morts.

Amnesty International s’est entretenue avec des survivants.

Selon les témoignages recueillis auprès d’eux et d’habitants du quartier, les hommes armés sont restés plusieurs heures sur place à perpétrer leur massacre et incendier des bâtiments scolaires et des maisons alentour. Les agresseurs sont arrivés vers 21 heures, nous ont expliqué ces témoins, et ont tiré dans tous les sens. Ils ont tué tous les garçons qu’ils trouvaient. Des enfants qui s’étaient réfugiés dans une salle de classe ont été brûlés vifs. Selon le témoignage de personnes présentes, l’armée n’est intervenue qu’après plusieurs heures, une fois que les assaillants avaient quitté les lieux.

Amnesty International demande aux autorités nigérianes de garantir une meilleure protection aux établissements scolaires et de veiller à ce que toutes les attaques fassent l’objet d’une véritable enquête et que les responsables présumés soient traduits en justice dans le cadre d’une procédure équitable excluant le recours à la peine de mort.

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