ONU. Les États doivent s’engager en faveur des droits à l’eau et à l’assainissement

ÉFAI - Index AI : PRE01/259/2010

29 juillet 2010

Amnesty International a appelé ce jeudi 29 juillet 2010 les États membres des Nations unies à respecter les droits à l’eau et à l’assainissement, au lendemain d’un vote de l’Assemblée générale en faveur de la reconnaissance de ces droits.

La résolution a reçu le soutien de 122 pays, tandis que 41 États se sont abstenus et qu’aucun n’a voté contre.

« Au regard de cette première initiative encourageante, tous les États doivent maintenant saisir l’occasion de protéger la vie et la santé de millions de personnes et soutenir sans réserve les droits à l’eau et à l’assainissement », a déclaré Ashfaq Khalfan, spécialiste du droit à l’eau à Amnesty International.

Ces droits vont faire l’objet d’un débat devant le Conseil des droits de l’homme à Genève en septembre 2010.

L’Allemagne, l’Inde, la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud ont apporté leur soutien à la résolution adoptée le 28 juillet, tandis que le Royaume-Uni et les États-Unis, qui se sont abstenus de voter, ont fait valoir que les droits à l’eau et à l’assainissement ne s’appuyaient sur aucun fondement légal.

« Il n’y a aucun motif juridique justifiant que des États ne soutiennent pas cette résolution. Le droit à l’eau est d’ores et déjà inscrit dans le droit international, tandis que le droit à l’assainissement s’appuie sur une base juridique solide, a fait savoir Ashfaq Khalfan.

« Les femmes qui risquent leur vie lorsqu’elles se rendent aux toilettes publiques la nuit et les personnes dont les enfants meurent faute d’accès à une eau potable doivent être en mesure de tenir leurs dirigeants pour responsables de l’absence d’eau potable et d’installations sanitaires. »

D’après les Nations unies, quelque 884 millions de personnes n’ont pas accès à une eau potable salubre, tandis que plus de 2,6 milliards sont privés d’installations sanitaires élémentaires.

Le vote de cette résolution intervient après que tous les États dans la région Asie-Pacifique, en Asie du Sud, en Afrique et en Amérique du Sud, lors de plusieurs sommets organisés ces cinq dernières années, ont reconnu les droits à l’eau et à l’assainissement.

Les 165 États membres du Mouvement des non-alignés et du Conseil de l’Europe ont également reconnu le droit à l’eau.

La campagne Exigeons la dignité menée par Amnesty International vise à mettre fin aux violations des droits humains qui génèrent et aggravent la pauvreté dans le monde. Cette campagne encourage les gens dans le monde entier à exiger que les gouvernements, les grandes entreprises et les autres détenteurs du pouvoir écoutent la voix de ceux qui vivent dans la pauvreté, et reconnaissent leurs droits pour mieux les protéger. Pour en savoir plus, consultez le site http://www.amnesty.org/fr/demand-dignity

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