Ossétie du Sud. Le respect du droit international humanitaire et la protection des civils sont essentiels

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Amnesty International appelle toutes les parties au conflit en Ossétie du Sud à respecter le droit international humanitaire, en faisant notamment le nécessaire pour que les civils soient protégés des hostilités. Les mêmes normes doivent être respectées en ce qui concerne les hostilités connexes qui auraient éclaté dans les gorges de Kodori en Abkhazie, autre région litigieuse de Géorgie.

« Toutes les parties au conflit doivent s’abstenir de procéder à des attaques visant directement les civils, a déclaré Amnesty International. Elles doivent renoncer aux opérations qui ne font pas de distinction entre les cibles militaires et non militaires. Il est à craindre que certaines des attaques perpétrées en Ossétie du Sud ne constituent des crimes de guerre. »

La Géorgie et la Russie doivent aussi protéger les personnes qui fuient les combats et leur assurer un passage sécurisé ; il faut que l’aide humanitaire puisse parvenir sans restriction à toutes les personnes qui se trouvent dans les zones affectées par les combats.

Complément d’information sur le droit international humanitaire

Toutes les parties à un conflit doivent respecter les principes du droit international humanitaire, qui s’imposent aux États et aux groupes armés non gouvernementaux. Parmi ces principes, l’un des plus essentiels réside dans la nécessaire distinction entre cibles civiles et militaires et dans la protection de la population civile. Les attaques visant directement des civils ou des biens de caractère civil sont interdites ; sont aussi prohibées les attaques aveugles qui ne font aucune distinction entre les cibles militaires et civiles, ou qui font intervenir des armes non discriminantes par nature ; sont également interdites les attaques disproportionnées qui, tout en visant une cible militaire légitime, ont un impact disproportionné sur les civils proches de l’objectif militaire visé ; les parties au conflit doivent prendre des mesures pour protéger la population civile contre les dangers résultant des opérations militaires, notamment en s’abstenant de viser des objectifs militaires au voisinage de concentrations de populations civiles ; les civils doivent avoir accès à l’aide humanitaire, et les agences humanitaires doivent être autorisées à venir en aide à la population civile ; les prisonniers, les blessés et ceux qui se rendent doivent être traités avec humanité – les prisonniers ne doivent jamais être tués ni pris en otages. Les responsables de graves violations du droit international humanitaire doivent être déférés à la justice et bénéficier d’un procès équitable ; des réparations doivent être accordées aux victimes de ces violations.

FIN

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