Ouganda : Il faut abandonner les charges controuvées de trahison et libérer Bobi Wine

Il faut que les autorités ougandaises abandonnent les charges de trahison, semble-t-il controuvées, qui pèsent sur le député de l’opposition Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, et cessent immédiatement leur répression brutale visant les personnalités politiques et les sympathisants de l’opposition.

« Outre Bobi Wine, 33 personnes ont été inculpées de trahison à la suite des affrontements qui ont opposé des partisans du parti au pouvoir et de l’opposition. De toute évidence, il s’agit d’une chasse aux sorcières destinée à réduire au silence l’opposition politique dans le pays, a déclaré Joan Nyanyuki, directrice du programme Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et Grands Lacs à Amnesty International.

«  Ces charges, à l’appui desquelles aucun élément crédible n’a été présenté, doivent être étayées ou bien abandonnées et Bobi Wine doit être libéré.

« Les autorités ougandaises tentent purement et simplement de punir et d’étouffer les voix dissidentes. Les agressions policières, les arrestations collectives et l’emprisonnement de personnalités politiques de l’opposition s’inscrivent dans un schéma qui met en évidence une répression systématique des personnes considérées comme contestant l’autorité du président. Cette situation doit cesser. »

Amnesty International demande l’ouverture rapide d’une enquête indépendante, impartiale et efficace sur les décès survenus pendant la campagne électorale dans le district d’Arua et les manifestations appelant à libérer Bobi Wine. Il faut également que les autorités ougandaises enquêtent sur les allégations de torture concernant Bobi Wine. Tout agent présumé responsable de ces atrocités doit être amené à rendre des comptes.

Complément d’information

Les charges retenues auparavant contre Bobi Wine, qui concernaient la possession illégale d’armes à feu, ont été abandonnées et le député a été libéré par la justice militaire le 23 août 2018 au matin. Quelques instants plus tard, il a été de nouveau arrêté et inculpé, cette fois de trahison, par un tribunal civil.

Des personnalités politiques de l’opposition ont été assignées à résidence le 23 août au matin afin qu’elles ne puissent pas assister à l’audience de Bobi Wine. Kizza Besigye, l’un des dirigeants de l’opposition, a tenté de quitter son domicile mais la police l’a arrêté.

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