À cette occasion, Amnesty International et Oxfam-Magasins du monde pourront notamment compter sur la présence exceptionnelle de la défenseure afghane des droits des femmes et footballeuse réfugiée en France, Shabnam Salahshoor [1], ainsi que sur celle de la jeune activiste climatique belge Adélaïde Charlier [2].
« Cette journée qui s’annonce extraordinaire s’enracine dans une affirmation claire et fondamentale : chaque personne doit avoir le droit de faire ses propres choix. Or, dans de nombreux pays, les gouvernements tentent encore d’imposer qui nous devons aimer, comment nous devons nous habiller, quelle est notre identité de genre, quand nous devons avoir des enfants et combien », expliquent les organisateur·rices.
« Les droits des femmes et des minorités de genre, qui sont des droits humains, continuent d’être remis en question. Les discriminations et les violences basées sur le genre, notamment les violences sexistes et sexuelles, ainsi que les violations des droits sexuels et reproductifs, restent largement répandues de par le monde ».
Afin de rendre cette nouvelle édition d’Oxfamnesty la plus riche et la plus fructueuse possible, Amnesty International et Oxfam-Magasins du Monde ont travaillé main dans la main avec des partenaires tels que Plan International Belgique, le Forum des Jeunes, la Fédération des centres pluralistes de planning familial, Face à Toi Même ou Le monde selon les femmes, ainsi qu’avec plusieurs jeunes activistes, dont Shabnam Salahshoor et plusieurs membres du Women Wave Project [3] : Adélaïde Charlier [4], Maïté Meeus [5] et Lucie Morauw [6].
« Toute une série d’activités ont été conçues pour leur permettre d’en savoir plus sur les droits des femmes et la justice de genre, tout en leur offrant l’opportunité de discuter avec d’autres jeunes engagé·es et de découvrir les pratiques et actions des différents groupes Amnesty et JM-Oxfam », indiquent les organisateur·rices.
« Les droits des femmes et des minorités de genre, qui sont des droits humains, continuent d’être remis en question »
Au cours de cette journée, les participant·es découvriront plusieurs activités portant notamment sur la situation des droits des femmes en Afghanistan et sur le lien entre justice de genre et climat. En parallèle, dix ateliers permettront aux jeunes militant·es d’aborder différents sujets liés à la justice de genre et aux droits des femmes.
Cette journée sera par ailleurs l’occasion de remettre le Prix Amnesty Jeunes des droits humains 2026. Ce prix récompense une personnalité ou un groupe de personnes de 35 ans maximum, vivant en Belgique, dont l’action en faveur des droits humains a été saluée par les jeunes militant·es d’Amnesty International.
« Sept finalistes sont en lice et ce sont nos jeunes militant·es qui, à l’issue de débats parfois intenses, ont désigné leur(s) favori·te(s). Et pour ne rien gâcher, le·la·les lauréat·e(s) seront présent·e(s) pour recevoir son/leur prix et échanger avec les jeunes », précise Marine Jeannin, responsable du Programme jeunesse de la section belge francophone d’Amnesty International.
Cette année, les sept finalistes sont : Hatim Haddad [7], fondateur de l’ASBL Thunderbirds, à l’initiative du développement du foot-fauteuil en Belgique ; Arno Moulinier [8], activiste intersexe et créateur de contenu œuvrant à rendre visibles et accessibles les réalités intersexes ; Jérémie Nzita Mambu [9], créateur du média alternatif Yurbise qui décrypte l’actualité politique et sociétale en Belgique à destination des jeunes et du grand public en défendant une approche engagée du journalisme ; les fondatrices de The Bridge [10] (Adélaïde Charlier [11], Chloe Mikolajczak [12], Lucie Morauw [13], Laurie Pazienza [14]), une organisation qui œuvre à former et mobiliser les citoyen·nes pour une Europe plus verte et plus démocratique en menant des campagnes de justice climatique et sociale auprès des institutions européennes ; Ben Kamuntu [15], ancien membre du mouvement citoyen La Lucha en République démocratique du Congo, aujourd’hui poète et slameur engagé mêlant art et lutte pour les droits humains ; les centaines d’élèves de plusieurs écoles secondaires qui, en octobre 2025, ont organisé des grèves et actions de mobilisation pour dénoncer l’interception de la flottille humanitaire Global Sumud Flotilla et la situation à Gaza ; Corentin Melchior [16] qui s’engage depuis l’âge de 15 ans pour l’égalité et l’accès aux ressources essentielles, notamment en fondant le collectif Impulsion Collective.
La journée se conclura par une « action photo » consacrée aux droits des femmes et des filles en Afghanistan. Les jeunes militant·es se rassembleront aux côtés de Shabnam Salahshoor avec des pancartes réalisées au cours de la journée et une grande bannière portant des messages sur les discriminations subies par les femmes et les filles en Afghanistan. Cette action symbolique visera à mettre en lumière les atteintes persistantes aux droits des femmes en Afghanistan et à rappeler la nécessité d’une mobilisation internationale en leur faveur.
