Communiqué de presse

Philippines. Peu d’avancées en termes de droits humains depuis l’entrée en fonction du président Benigno Aquino

Le président doit mettre sur pied une commission présidentielle chargée de veiller à l’obligation de rendre des comptes pour les assassinats politiques, les disparitions forcées et les actes de torture, a déclaré Amnesty International jeudi 30 juin.

Près d’un an après l’entrée en fonction du président Benigno “Noynoy” Aquino III aux Philippines, son gouvernement n’a guère remédié aux graves problèmes relatifs aux droits humains que connaissent les Philippins.

Amnesty International a publié jeudi 30 juin un document intitulé Progress, Stagnation, Regression ? The State of Human Rights in the Philippines under Aquino. Cette synthèse de 18 pages passe en revue les progrès réalisés par le gouvernement Aquino sur 26 recommandations clés en matière de droits fondamentaux, que l’organisation avait soumises aux candidats à l’élection présidentielle en février 2010 et de nouveau au président nouvellement élu en juin 2010.


« Benigno Aquino témoigne de ce que les droits humains ne sont toujours pas une priorité pour son gouvernement, a indiqué Aurora Parong, directrice de la section philippine d’Amnesty International. Depuis un an, il fait valoir qu’il a hérité ces problèmes de son prédécesseur. Cependant, après une année au pouvoir, il est temps qu’il assume ses responsabilités et protège les droits fondamentaux des Philippins. »

Amnesty International a évalué les avancées du gouvernement Aquino en ce qui concerne les assassinats politiques, les disparitions forcées et les actes de torture. Elle a conclu qu’il n’avait pas réussi à amener les forces de sécurité de l’État, notamment les groupes paramilitaires, à rendre des comptes. En outre, le gouvernement a peu progressé en ce qui concerne le démantèlement et le désarmement des armées privées et n’a guère permis aux victimes d’atteintes aux droits humains d’obtenir justice. L’organisation a également suivi l’action du gouvernement Aquino sur la protection des droits relatifs à la santé en matière de procréation des Philippins, notamment à travers la loi sur la procréation.

Benigno Aquino doit profiter de son prochain discours sur l’état de la nation pour annoncer la création d’une commission présidentielle chargée de l’obligation de rendre des comptes, afin de veiller à ce que les affaires d’assassinats politiques, de disparitions forcées et de torture fassent sans délai l’objet d’enquêtes et de poursuites.

« Une année entière s’est écoulée, sans que le gouvernement de Benigno Aquino ne se dote d’un plan national d’action en faveur des droits humains, a déploré Aurora Parong. Il doit désormais prendre des mesures concertées contre les violations des droits humains. »

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